Un gel énergétique est recommandé pour soutenir tout effort d'endurance dépassant 1h30.
Lors d'un effort intense, le gel énergétique est nettement à privilégier, car les barres solides sont plus difficiles à digérer et réduisent la puissance mécanique déployée. La mastication et la digestion des barres augmentent considérablement le risque de nausées, de lourdeur gastrique et de crampes abdominales. Le gel offre une assimilation immédiate et sans inconfort. En revanche, une barre énergétique est parfaitement adaptée pour la récupération après la course ou sur des distances de types ultra ou des pauses sont concédées à sa dynamique de course.
Les deux formats offrent une efficacité énergétique identique. Le choix dépend avant tout de votre logistique : la boisson est la base de l'hydratation si vous pouvez porter des bidons, tandis que le gel triomphe par sa légèreté et sa praticité. L'idéal est de combiner la boisson pour l'hydratation de fond et le gel pour un apport glucidique massif et ciblé. Une autre option intéressante : combiner boisson d'électrolytes et gels.
Optez pour un gel proposant un ratio de glucides de 2:1 (maltodextrine et fructose) capable d'exploiter plusieurs transporteurs intestinaux pour maximiser l'absorption sans saturer le système digestif. Assurez-vous qu'il contienne du sodium, pour compenser les pertes via la transpiration et optimiser l’absorption des glucides dans l'intestin. Enfin, privilégiez les textures gélifiées, plus agréables et faciles à consommer que les sirops hypertoniques classiques.
C’est une recommandation standard pour les gels de les consommer avec quelques gorgées d'eau pure. En effet, sans hydratation concomitante, la concentration massive en sucres peut provoquer un "appel d'eau" dans votre estomac (effet osmotique). Cela peut bloquer la digestion et favoriser l'apparition de troubles gastro-intestinaux. D’autre part, le gel n’apporte pas assez d’eau pour compenser les pertes dues à la transpiration et il est donc indispensable de boire aussi suffisamment. Une nuance sur le Gel énergétique Nutri&Co, dont la texture gélifiée diminue cette possibilité d’inconfort selon les nombreux retours des testeurs de notre formule.
Il est possible de fabriquer un gel artisanal en mélangeant des sirops, un épaississant (comme l'agar-agar) et du sel. Cependant, il est extrêmement complexe de reproduire en cuisine l'osmolarité parfaite et le ratio physiologique exact de 2:1 (maltodextrine:fructose). Une erreur de dosage risque de créer un gel hypertonique qui provoquera des ballonnements et des troubles digestifs invalidants en pleine course.
Les contraintes physiologiques (besoin en glucides 2:1, sodium, magnésium) sont identiques quel que soit votre sport d'endurance. En course à pied et en trail, une formule facile à digérer et à avaler est incontournable car les chocs mécaniques répétés de la foulée fragilisent fortement la barrière digestive. En cyclisme ou en triathlon, le format gel se glisse facilement dans les poches pour un "boost" immédiat avant une difficulté.
Ce gel a justement été formulé pour éliminer les effets secondaires classiques (nausées, troubles digestifs, diarrhées) grâce à sa texture gélifiée et à l'extrait de gingembre. Par ailleurs, l'utilisation ciblée de vitamine B3 sous forme de nicotinamide évite le blocage de la combustion des graisses (lipolyse), un effet secondaire indésirable parfois provoqué par l'acide nicotinique utilisé dans d'autres produits. Tant qu'il est consommé avec de l'eau, sa tolérance est absolue.
Pris pendant l'effort, non : vos muscles en contraction captent le glucose sanguin sans avoir besoin d'insuline, et votre organisme réduit justement sa sécrétion d'insuline pour mobiliser ses réserves, si bien que les glucides du gel sont utilisés au fur et à mesure comme carburant. À ce jour, aucune étude ne relie ces variations ponctuelles de la glycémie à un risque d'insulinorésistance chez les personnes non diabétiques, et la pratique régulière de l'endurance améliore au contraire la sensibilité à l'insuline. Deux précautions toutefois : un gel reste un produit sucré qui n'est pas fait pour être consommé au repos, et mieux vaut éviter de le prendre entre 15 et 90 minutes avant le départ, ce qui peut provoquer une baisse passagère de la glycémie chez certaines personnes. Si vous êtes diabétique, demandez conseil à votre médecin.
La caféine commence à être absorbée dans les minutes qui suivent l’ingestion, avec des effets pouvant apparaître après environ 10 à 20 minutes et devenir plus marqués dans les 30 à 60 minutes suivantes. Pour un effort d’endurance long comme un marathon, il est donc préférable de prendre le gel caféiné environ 20 à 30 minutes avant le moment où vous souhaitez bénéficier de son effet, par exemple avant une portion particulièrement exigeante ou dans la deuxième partie de course.