Qu'est-ce que l'endurance fondamentale ?

Ce qu'il faut retenir :

  • L'endurance fondamentale correspond à l'allure confortable que l'on utilise pour faire un footing.
  • En endurance fondamentale, on peut courir tout en maintenant une conversation.
  • Il est possible d'améliorer l'endurance fondamentale.

Les sports d’endurance sont intenses, non pas parce qu’il faut aller très vite, mais parce qu’il faut maintenir un effort pendant de longues minutes, voire plusieurs heures. Pourtant, de nombreux coureurs veulent aller le plus vite possible, pour améliorer leurs performances. Mais c’est une erreur ! En effet, l’endurance fondamentale, c’est-à-dire l’allure lente et confortable que l’on adopte pour durer dans le temps, est indispensable si l’on souhaite progresser. Alors, qu’est-ce que l’endurance fondamentale et à quoi sert-elle ?

L’endurance fondamentale, ça sert à quoi ?

Définition

L’endurance fondamentale désigne l’allure que l’on adopte pour faire durer l’effort le plus longtemps possible, soit plusieurs heures, durant des sorties longues, sans être épuisé ou essoufflé. C’est un outil de cardio indispensable pour l’organisme du coureur, débutant comme confirmé.

Ce concept est particulièrement utilisé dans le domaine de la course à pied (footings, marathon, trail, etc.), une discipline durant laquelle on doit être capable de courir, mais aussi de tenir une conversation, tout en gardant une allure régulière, sans trop d'intensité. L'endurance fondamentale doit assurer une totale aisance respiratoire.

Le rôle de l’endurance fondamentale

L'endurance fondamentale a pour fonction de garder un rythme de course confortable et durable, sans s'essouffler. Elle nous permet d'adopter une allure lente, mais régulière, qui rend l'effort possible tout en assurant l'oxygénation des muscles.

En endurance fondamentale, le corps s’alimente en oxygène pour produire suffisamment d’énergie pendant l’effort. On parle alors d’énergie aérobie ou de filière aérobie.

L'endurance fondamentale s'oppose au sprint et à l'endurance active, qui se situe autour de 75 à 80 % de la VMA. Ces deux autres méthodes n'utilisent pas uniquement de l'oxygène. Elles convoquent aussi la filière anaérobie, qui produit du lactate.

Les bienfaits de l’endurance fondamentale

Le fait de travailler son endurance fondamentale présente un grand intérêt pour la santé.

Booster son débit cardiaque

Tout d'abord, lorsqu'on travaille l'endurance fondamentale, on va muscler son cœur et, surtout, l'adapter aux efforts physiques. En effet, plus on travaille son endurance fondamentale, plus le cœur grossit et plus il devient efficace pour traiter un grand volume de sang. Ce dernier est indispensable pour alimenter les muscles. [3]

Améliorer sa circulation sanguine et sa fréquence cardiaque

Lorsqu'on travaille son endurance fondamentale, on court certes moins vite, mais on développe la capillarisation des muscles. Le réseau de capillaires sanguins devient alors plus dense, ce qui améliore considérablement le flux sanguin et donc l'oxygénation des muscles. [1,3] À effort égal, la fréquence cardiaque devient ainsi plus basse.

Le fait de travailler l'endurance fondamentale permet d'augmenter la taille et le nombre des mitochondries, c'est-à-dire les centrales énergétiques des cellules. [1]

Limiter la fatigue et le risque de blessure

Lorsqu'on court moins vite, mais plus longuement, on met moins le corps à l'épreuve que si l'on fait une séance d'effort intense. De fait, l'endurance fondamentale permet de garder les muscles en forme, de limiter la fatigue, de favoriser la récupération, mais aussi de diminuer le risque de blessure. On accroît ainsi le volume des entraînements.

Pourquoi travailler l’endurance fondamentale ?

Dans notre société, on a tendance à favoriser les performances plutôt que les longs efforts. Pourtant, le fait de courir à plus faible allure et de travailler son endurance présente de véritables bienfaits sur le long terme. L’endurance fondamentale permettra également d’être plus performant dans d’autres disciplines, notamment celles qui sont plus intenses.

Comment calculer l’endurance fondamentale ?

L’endurance fondamentale correspond à 60 à 70% de la vitesse maximale aérobie, la VMA. Cette dernière correspond à la vitesse à laquelle le corps consomme le maximum d’oxygène. [2]

Trois méthodes permettent de calculer ou de repérer son allure d'endurance fondamentale : la VMA, la fréquence cardiaque maximale (FCM) et le test de la conversation.

Calcul de l'endurance fondamentale avec la VMA

Il est donc indispensable de savoir calculer sa VMA. Pour ce faire, il faut courir à un rythme soutenu durant 12 minutes, après un échauffement, puis mesurer la distance parcourue (test de Cooper). [5] Ensuite, il faut utiliser la formule suivante :

VMA = (distance parcourue en mètres)/2) x10

Après cela, pour déterminer son allure d'endurance fondamentale, il suffit de calculer 60 à 70 % de ce résultat.

Le tableau de l'endurance fondamentale ci-dessous donne l'allure correspondant à plusieurs VMA, en km/h et en min/km.

Calcul de l'endurance fondamentale avec la fréquence cardiaque maximale (FCM)

Il est également possible de déterminer son endurance fondamentale grâce à un cardiofréquencemètre : il ne faut alors pas dépasser 75 % de sa fréquence cardiaque maximale.

Cette méthode suppose de connaître sa FCM. Le test d'effort maximal reste la mesure directe ; à défaut, la formule 208 − 0,7 × âge l'estime chez l'adulte en bonne santé. [7] Pour une personne de 35 ans, cela donne une FCM d'environ 184 battements par minute (bpm), soit une limite d'endurance fondamentale de 138 bpm (184 × 0,75). Une montre GPS ou une ceinture cardiofréquencemètre affiche cette fréquence cardiaque en temps réel. Ces pourcentages restent des repères : une revue de 2020 conclut qu'une intensité fixée en pourcentage d'une valeur maximale cible mal une zone d'effort précise. [8]

Comment savoir si je cours en EF ?

Le test de la conversation donne un repère immédiat : en endurance fondamentale (EF), vous devez pouvoir parler en courant avec une totale aisance respiratoire. Cette méthode ne nécessite aucun test préalable. Une revue de 2022 juge ce test de la parole valide pour repérer les seuils ventilatoires [9], mais il reste une mesure subjective. Si vous ne pouvez plus tenir une conversation, ralentissez.

Endurance fondamentale en course à pied : vitesse et allure à tenir selon sa VMA (en km/h et en min/km)

Vitesse maximale aérobie (VMA) Vitesse en endurance fondamentale (km/h) Allure en endurance fondamentale (min/km)
VMA 10 km/h 6 à 7 km/h
(60 à 70 % de la VMA)
10 min 00 s à 8 min 34 s par km
(à 60 % puis à 70 % de la VMA)
VMA 12 km/h 7,2 à 8,4 km/h
(60 à 70 % de la VMA)
8 min 20 s à 7 min 09 s par km
(à 60 % puis à 70 % de la VMA)
VMA 14 km/h 8,4 à 9,8 km/h
(60 à 70 % de la VMA)
7 min 09 s à 6 min 07 s par km
(à 60 % puis à 70 % de la VMA)
VMA 16 km/h 9,6 à 11,2 km/h
(60 à 70 % de la VMA)
6 min 15 s à 5 min 21 s par km
(à 60 % puis à 70 % de la VMA)
VMA 18 km/h 10,8 à 12,6 km/h
(60 à 70 % de la VMA)
5 min 33 s à 4 min 46 s par km
(à 60 % puis à 70 % de la VMA)

La VMA est la vitesse à laquelle votre corps consomme son maximum d'oxygène. Elle se mesure avec un test de terrain, comme le test de Cooper. Quelle que soit votre distance cible (5 km, 10 km, semi-marathon ou marathon), l'allure d'endurance fondamentale se calcule à partir de cette VMA. Valeurs arrondies, à titre indicatif.

Endurance fondamentale en course à pied : limite de fréquence cardiaque à ne pas dépasser selon l'âge (75 % de la FCM)

Âge Fréquence cardiaque maximale estimée (FCM) Limite de fréquence cardiaque en endurance fondamentale
25 ans 191 bpm
(208 − 0,7 × 25 ans)
143 bpm
(75 % de 191 bpm)
35 ans 184 bpm
(208 − 0,7 × 35 ans)
138 bpm
(75 % de 184 bpm)
45 ans 177 bpm
(208 − 0,7 × 45 ans)
133 bpm
(75 % de 177 bpm)
55 ans 170 bpm
(208 − 0,7 × 55 ans)
128 bpm
(75 % de 170 bpm)

La FCM est estimée par la formule 208 − 0,7 × âge, établie chez des adultes en bonne santé (Journal of the American College of Cardiology, 2001). L'endurance fondamentale correspond à une fréquence cardiaque sous 75 % de la FCM. Valeurs arrondies, à titre indicatif. Source : Nutri&Co.

La FCM est estimée par la formule 208 − 0,7 × âge, établie chez des adultes en bonne santé. [7] Elle délimite une zone d'entraînement indicative : une mesure en test d'effort reste plus précise. Valeurs arrondies.

Comment améliorer son endurance fondamentale ?

L'endurance fondamentale peut être améliorée, comme toute performance physique. D'ailleurs, il est indispensable de la développer si l'on veut assurer sa progression durant ses footings ou un marathon. Mais alors, comment améliorer cette endurance fondamentale si précieuse en running ?

  • En premier lieu, il faut développer et optimiser ses réserves énergétiques afin de bien gérer la séance de course. Pour cela, il faut s'entraîner régulièrement et adopter une alimentation adaptée.
  • Ensuite, il est important d'augmenter ses capacités physiques et notamment de repousser son seuil anaérobie, c'est-à-dire d'améliorer ses performances en vitesse, pour augmenter son endurance fondamentale. [2] Cela peut paraître contradictoire et pourtant c'est complémentaire !
  • Travailler le foncier et alterner avec des séances de fractionné permet également de booster l'endurance fondamentale. [4]
  • Il faut s'entraîner longtemps, à faible intensité. [4] il L'idéal est de rallonger progressivement le temps d'entraînement, sans augmenter l'intensité de course.

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Quelle alimentation pour les sorties longues en endurance fondamentale ?

Optimiser ses réserves énergétiques, c'est la première piste pour améliorer son endurance fondamentale. Sur une sortie qui dure plusieurs heures, cela se joue aussi pendant l'effort.

Combien de glucides prévoir pendant la sortie ?

Courir lentement ne dispense pas de s'alimenter. Au-delà d'une heure d'effort, les recommandations situent l'apport en glucides entre 30 et 60 g par heure. [6] Sur une sortie de 2 h, à 30 g par heure, comptez 60 g de glucides, soit deux gels de 30 g. Notre article sur l'alimentation pendant la course détaille les quantités selon la durée.

Quel format choisir pour ces glucides ?

Le bon format est celui que vous digérez sans y penser, à votre allure. Testez-le à l'entraînement, à allure d'endurance fondamentale. Pas le jour de la course. Facile à emporter et à consommer en courant, le gel énergétique Nutri&Co apporte 30 g de glucides par gel.

Gel Énergétique
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Endurance Récupération

Comment s'hydrater pendant une sortie longue ?

Par temps chaud, la transpiration augmente les pertes en eau et en sel. Deux organisations sont possibles. Vous gérez l'énergie et l'hydratation séparément : les électrolytes Nutri&Co se diluent dans la gourde, sans sucre ni calories, et s'associent aux gels.

Électrolytes - Hydratation
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Endurance Récupération

Vous préférez une seule gourde ? Sur les efforts de plus d'1 h 30, la boisson énergétique isotonique Nutri&Co réunit énergie et hydratation : 30 g de glucides par dose et les cinq électrolytes.

Boisson énergétique isotonique
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Endurance Récupération

Combien boire ? Notre article sur l'hydratation pendant le sport répond à la question.

Vos questions, nos réponses

Nos experts répondent à toutes vos questions.

Visez une fréquence cardiaque (FC) qui reste sous 75 % de votre FCM. Avec une FCM de 190 bpm, la limite haute se situe autour de 143 bpm. Recoupez ce repère avec le test de la conversation.

Il n'existe pas de durée unique. Rallongez progressivement vos footings en endurance fondamentale, sans augmenter l'intensité, jusqu'aux sorties longues de plusieurs heures. Au-delà d'une heure d'effort, pensez à vous alimenter. [6]

Chez les coureurs de haut niveau, environ 80 % des séances se font à faible intensité, le reste étant réservé aux séances de qualité, comme le fractionné. [4] Ces données viennent d'athlètes qui s'entraînent 10 à 13 fois par semaine, et la répartition varie au fil de la saison. [10] Pour un coureur amateur, ce ratio reste un repère, pas une règle.

L'endurance fondamentale correspond à une intensité faible, sous environ 2 mmol/L de lactate dans le sang, un marqueur souvent appelé « acide lactique ». [4] Le numéro de la zone dépend du découpage utilisé par votre montre ou votre plan d'entraînement : vérifiez sa définition avant de comparer vos zones.


Rédigé par l'équipe Nutri&Co

Notre équipe scientifique est composée d'une Diététicienne et Docteure en Sciences de la Nutrition, d'un Ingénieur en Nutrition et Science des Aliments et d'une Naturopathe.

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