Quelle eau choisir pour le sport ?
Au quotidien et pour les efforts courts, une eau faiblement minéralisée fait très bien l’affaire : Mont Roucous, Volvic, Evian ou Thonon, par exemple. Sur une séance courte, inutile de boire des litres en plus.
Après une forte transpiration, une eau plus minéralisée peut avoir son intérêt :
- Riches en magnésium : Hépar, Rozana, Quézac et Contrex (surtout riche en calcium). Elles sont utiles pour un apport en magnésium, mais ce minéral ne suffit pas, à lui seul, à bien vous hydrater.
- Riches en bicarbonates : Badoit, Quézac, Vichy Célestins, Saint-Yorre, Salvetat. Elles sont plutôt orientées récupération et confort digestif.
- Plus riches en sodium : Vichy Célestins, Saint-Yorre, Rozana. Elles sont intéressantes après une forte transpiration, mais à limiter si vous devez surveiller votre consommation de sel (hypertension, maladie rénale, restriction médicale).
Perrier, gazeuse et peu minéralisée, reste surtout une eau plaisir. Aucune eau minérale n’est « la meilleure eau pour le sport » dans l’absolu, et aucune ne remplace une vraie stratégie d’hydratation sur un effort long ou intense. Si les crampes vous gênent, découvrez aussi quelle eau boire pour éviter les crampes.
Sodium, glucides, osmolarité : comment comprendre une boisson de l’effort ?
Une boisson de l’effort repose sur trois éléments : de l’eau, du sodium et, si l’effort dure, des glucides.
Le sodium est l’électrolyte que la sueur fait le plus perdre. C’est aussi le seul dont l’ajout dans une boisson de l’effort est indispensable [3]. Il aide à retenir l’eau dans le sang, entretient la sensation de soif et favorise l’absorption de l’eau et du glucose par l’intestin. Le potassium, le magnésium et le calcium passent aussi dans la sueur, mais en plus petites quantités : ils restent secondaires pendant l’effort. Pour aller plus loin, découvrez le rôle et les bienfaits des électrolytes dans notre article dédié.
Les glucides ont deux rôles : ils apportent de l’énergie et aident l’eau à passer dans le sang, car ils sont absorbés en même temps que le sodium. En associant glucose (ou maltodextrine) et fructose, dans un ratio d’environ 2:1, on tolère jusqu’à environ 90 g de glucides par heure sans inconfort digestif [5].
Reste l’osmolarité, c’est-à-dire la concentration de la boisson en particules (sucres, sels). Le cadre européen fixe des repères précis : 4 à 8 % de glucides (40 à 80 g/L), 460 à 1 150 mg de sodium par litre et une osmolarité de 200 à 330 mOsm/kg [6].
Méfiez-vous des boissons trop sucrées (sodas, jus purs) : au-delà de 8 % de glucides, l’estomac se vide plus lentement et les troubles digestifs augmentent [6]. À l’inverse, une boisson très salée ne convient pas à tout le monde (voir plus bas).