Les risques et les dangers liés aux compléments alimentaires

Complément alimentaire danger

Les compléments alimentaires ont bénéficié, ces dernières années, d’un véritable engouement de la part des Français, à tel point que plus de 50% de la population française reconnaît aujourd’hui avoir déjà pris un complément alimentaire au cours de sa vie (source Synadiet). Et pour cause, la prise de complément alimentaire permet de pallier certaines carences alimentaires et de prendre soin de sa santé et de son bien-être.

Les compléments alimentaires permettent de répondre et d’accompagner l’organisme pour soulager, voire éliminer, certains inconforts du quotidien : digestion difficile, stress ou même fatigue générale. Une question subsiste cependant : existe-t-il un danger ou des risques lorsque l’on suit une cure de compléments alimentaires ? Certains compléments alimentaires sont-ils à éviter ? On fait le point.

Le complément alimentaire : une denrée alimentaire qui bénéficie d’une autorisation de mise sur le marché

Dans sa définition légale en vigueur en France, le complément alimentaire se définit concrètement comme une denrée alimentaire permettant de compléter un régime normal. Il se présente alors sous la forme d’une dose (gélules, comprimés, ampoules, etc.) renfermant un concentré de nutriments ayant un effet nutritionnel ou physiologique sur la personne qui le prend.

À ce titre, le complément alimentaire se situe à mi-chemin entre un aliment, qui nourrit, et un médicament qui prévient l’apparition d’une maladie ou la soigne. Son principal but est le maintien d’une santé et d’un état physiologique normal, et ce, en réduisant les facteurs de risque d’une pathologie.

De ce fait, et en tant que denrée alimentaire, le complément alimentaire est bel et bien soumis à des contrôles identiques à ceux des produits alimentaires, et ce, afin de prouver qu’ils sont sans risques pour les populations qui les consomment. Il bénéficie ainsi d’une autorisation de mise sur le marché. Il est régulièrement soumis à des contrôles de la Direction Générale de la Concurrence de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) pour garantir un niveau élevé de protection des consommateurs.

À titre d’exemple, les additifs employés au sein des compléments alimentaires (s’il y en a) doivent être autorisés pour l’alimentation humaine et les taux de pesticides doivent être inférieurs aux valeurs autorisées. De la même manière, la présence d’organismes génétiquement modifiés (OGM) et de risques d’allergies alimentaires y est explicitement signalée.

Des précautions à prendre

Le fait qu’un complément alimentaire bénéficie d’une autorisation de mise sur le marché ne signifie pas pour autant que leur consommation est apte à toutes les tranches de populations. Il suffit de prendre le sucre à titre d’exemple : même s’il bénéficie d’une autorisation, sa consommation doit être régulée, notamment pour une personne souffrant d’un diabète de type I ou de type II.

Effets indésirables des compléments alimentaires

En réalité, la prise d’un complément alimentaire doit s’accompagner de certaines précautions, comme tout autre aliment. Les compléments alimentaires ne sont pas des produits anodins de part une certaine concentration en actifs et peuvent engendrer, dans certains cas de figure, des effets indésirables, et ce, tout aussi bien après un usage bref qu’après une prise sur le long terme. Certains peuvent être à l’origine d’une allergie par exemple.

Des éventuelles interactions médicamenteuses

De la même manière, la prise de compléments alimentaires peut engendrer des interactions médicamenteuses. Le mélange avec certains traitements peut alors entraîner une certaine toxicité ou tout simplement diminuer l’efficacité de ceux-ci. Pour cette raison, il est indispensable de consulter un professionnel de la santé si vous suivez un traitement et que vous vous apprêtez à suivre une cure de compléments alimentaires.

Quoi qu’il en soit, en cas de réaction allergique, ou de tout autre effet secondaire, il est indispensable d’arrêter immédiatement la prise d’un complément alimentaire et de demander conseil à son médecin. Il est même possible d’effectuer un signalement auprès d’un des organismes de nutrivigilance français afin de faire remonter les potentiels effets indésirables d’un complément alimentaire.

Le respect des doses journalières : un indispensable

Pas de panique ! Il n’y a, cependant, aucune raison d’avoir peur d’un complément alimentaire. La très grande majorité des produits commercialisés en France peuvent être pris de façons tout à fait sûres, et certains médecins n’hésitent pas à en prescrire lorsqu’ils considèrent que leur patient en a besoin. Ils se révèlent même indispensables dans certains cas de figure, notamment chez certaines femmes enceintes ou dans les cas réguliers de carence en magnésium ou vitamine D.

La clé d’un usage sûr d’un complément alimentaire est de respecter sa posologie. En prendre plus que nécessaire n’augmentera pas ses effets, bien au contraire. Il convient alors de respecter les doses journalières recommandées. Le plus souvent, cette dose est indiquée sur la notice d’utilisation du complément alimentaire sous les acronymes DJA (dose journalière admissible), DJT (dose journalière tolérable) ou DMJ (dose moyenne journalière).

Ces acronymes indiquent clairement les doses journalières à ne pas dépasser et celles recommandées pour faire bon usage du complément alimentaire. Le principal risque lié au complément alimentaire étant un surdosage ou une surconsommation.

Pour ce fait, il est conseillé de ne pas prendre plusieurs compléments alimentaires en même temps, et, le cas échéant, de vérifier la composition des produits et les autres mentions figurant sur l’étiquetage. Cela permettra d’éviter tout surdosage si l’on retrouve les mêmes principes actifs au sein des compléments alimentaires pris (vitamines, minéraux, etc.).

Les compléments alimentaires interdits pour les femmes enceintes et personnes sous anticoagulants

Comme nous l’avons expliqué, la prise de compléments alimentaires ne convient pas à toutes les tranches de la population.

De ce fait, la prise de certains compléments est interdite ou déconseillée chez la femme enceinte : stimulants, algues, papaïne, etc.

Il en va de même pour les personnes suivant un traitement médicamenteux, comme les personnes sous anticoagulants : l’ingestion de certains compléments est interdite aux personnes sous anticoagulants (millepertuis, ginkgo biloba, curcuma...) qui peuvent alors modifier et altérer la coagulation et engendrer une interaction médicamenteuse.




Rédigé par l'équipe Nutri&Co

Notre équipe scientifique est composée de Diététicienne et Docteure en Sciences de la Nutrition, Ingénieur en Nutrition et Science des Aliments, Naturopathe.