Crinière de lion : bienfaits et avis scientifique sur le Lion's Mane

Ce qu'il faut retenir :
- Côté cognition : les signaux les plus intéressants viennent de petits essais menés chez des adultes âgés ou présentant un trouble cognitif léger. Le niveau de preuve reste faible.
- Le NGF mérite d’être recadré : le mécanisme est crédible en laboratoire, mais aucune étude n’a démontré que la prise orale de Lion’s Mane augmente le NGF dans le cerveau humain.
- Pour l’humeur et le microbiote : il existe quelques résultats exploratoires, sans que l’on puisse encore parler d’un effet établi.
- Pour choisir : regardez d’abord la partie utilisée, le procédé d’extraction et le titrage spécifique en bêta-glucanes. Le nombre de milligrammes affiché sur le flacon ne suffit pas.
- Côté tolérance : le Lion’s Mane a été globalement bien toléré dans les petits essais disponibles. Des troubles digestifs ou des réactions allergiques restent possibles.
Le Lion’s Mane intrigue autant par son apparence que par les promesses qui l’entourent. Mémoire, concentration, « régénération des neurones » : ce champignon est volontiers présenté comme un soutien du cerveau. Les données disponibles imposent plus de nuance. C’est justement ce qui rend le sujet intéressant.
Qu’est-ce que le Lion’s Mane ?
Le Lion’s Mane (Hericium erinaceus), aussi appelé crinière de lion ou hydne hérisson, est un champignon comestible reconnaissable à ses longues aiguilles blanches. Il pousse sur le bois de feuillus en Europe, en Asie et en Amérique du Nord. Il est consommé comme aliment et utilisé dans différentes préparations traditionnelles asiatiques [1].
Cet usage ancien explique une partie de sa réputation, mais il ne constitue pas une preuve d’efficacité. L’intérêt scientifique actuel vient surtout de sa composition et de travaux menés sur le cerveau, l’immunité innée et le microbiote. Le Lion’s Mane fait partie de la grande famille des champignons médicinaux étudiés en mycothérapie, aux côtés du cordyceps ou du reishi, chacun présentant un profil d’action distinct.
Sporophore, mycélium : deux parties à ne pas confondre
Le sporophore, parfois appelé corps fructifère ou fruiting body, est la partie visible et comestible du champignon. Le mycélium est le réseau de filaments qui se développe dans le milieu de culture. Leur composition n’est pas identique.
- Les héricénones sont principalement décrites dans le sporophore.
- Les érinacines sont produites dans le mycélium, avec de fortes variations selon la souche et la méthode de culture.
- Les bêta-glucanes sont des polysaccharides structuraux présents dans le champignon et étudiés pour leurs interactions avec l’immunité innée et le microbiote.
Une poudre de sporophore, un extrait concentré en bêta-glucanes et un mycélium enrichi en érinacine A ne sont donc pas interchangeables. Cette distinction devient essentielle lorsqu’on compare les études ou les compléments alimentaires : deux chercheurs travaillant sur des matières premières différentes peuvent obtenir des résultats qui semblent contradictoires, alors qu'ils étudient en réalité des objets différents.
Quels sont les bienfaits du Lion’s Mane les mieux étudiés ?
La cognition est, de loin, le terrain le plus étudié chez l’humain. Les autres effets souvent associés au Lion’s Mane reposent davantage sur des études exploratoires ou précliniques.
Quels sont les effets du Lion’s Mane sur le cerveau, la mémoire et la concentration ?
Sur le cerveau, le principal bénéfice étudié concerne les fonctions cognitives, notamment la mémoire et l’attention. Les résultats disponibles montrent quelques signaux favorables, mais pas d’amélioration globale et constante.
L’essai de Mori, publié en 2009, reste l’un des travaux les plus cités. Trente adultes japonais âgés de 50 à 80 ans et présentant un trouble cognitif léger ont reçu environ 3 g de poudre de sporophore par jour ou un placebo pendant 16 semaines. Les scores à l’échelle HDS-R se sont davantage améliorés dans le groupe Lion’s Mane aux semaines 8, 12 et 16. Ils ont ensuite diminué dans les quatre semaines suivant l’arrêt [2].
Le signal est intéressant, mais le cadre est étroit : l’effectif était très réduit, une seule échelle cognitive a été utilisée et la préparation étudiée n’était pas un extrait concentré.
En 2019, Saitsu et ses collègues ont évalué 3,2 g de poudre de sporophore par jour pendant 12 semaines chez 31 adultes d’environ 61 ans. Le MMSE, un test général de dépistage cognitif, s’est amélioré, mais pas les deux autres tests de mémoire employés [3]. Ce résultat mixte suggère un signal, pas encore un effet cognitif global.
Un essai pilote de 2020 a étudié un produit très différent : un mycélium enrichi en érinacine A administré pendant 49 semaines à des patients atteints d’une maladie d’Alzheimer légère. Certains résultats sur le MMSE et l’autonomie fonctionnelle étaient favorables au groupe actif [4]. Cette étude reste intéressante pour la recherche, mais elle ne permet pas d’extrapoler un bénéfice au grand public ni à un extrait de sporophore.
Synthèse des études cliniques
| Étude | Population | Forme et durée | Principal enseignement |
|---|---|---|---|
| Mori, 2009 | 30 adultes avec trouble cognitif léger | Environ 3 g/j de poudre de sporophore 16 semaines | Amélioration sur l'échelle HDS-R, dans un petit essai [2] |
| Saitsu, 2019 | 31 adultes d'environ 61 ans | 3,2 g/j de poudre de sporophore 12 semaines | Résultat favorable au MMSE, mais pas aux deux autres tests [3] |
| Li, 2020 | 49 patients randomisés avec Alzheimer légère | Mycélium enrichi en érinacine A 49 semaines | Signaux sur certains scores cognitifs et fonctionnels [4] |
| Černelič Bizjak, 2024 | 33 adultes de 55 à 75 ans | Mycélium enrichi en érinacine A 8 semaines | Signal sur une mesure de vitesse après ajustements statistiques [5] |
| Docherty, 2023 | 41 adultes sains de 18 à 45 ans | 1,8 g/j 28 jours | Un résultat aigu favorable, mais pas d'amélioration cognitive globale [6] |
| Grozier, 2022 | 24 jeunes adultes | 10 g/j 4 semaines | Aucun effet mesurable sur la cognition [7] |
| Surendran, 2025 | 18 adultes sains de 18 à 35 ans | Dose unique de 3 g d'extrait de sporophore | Aucun effet global sur la cognition ou l'humeur [8] |
Sources : références [2] à [8] de la bibliographie de l'article.
Plus récemment, une prépublication de 2026 a apporté un nouveau signal. Chez 109 adultes de 40 à 75 ans déclarant des difficultés cognitives, 2 g par jour d’une préparation associant sporophore et biomasse mycélienne ont été liés à une amélioration modeste d’une tâche d’attention et de mémoire de travail, ainsi que de mesures subjectives du sommeil et de l’humeur. L’étude n’ayant pas encore été évaluée par les pairs, elle demande confirmation [9].
À retenir
Le tableau d’ensemble est assez net. Le signal cognitif a surtout été observé chez les adultes âgés ou présentant déjà une fragilité cognitive. Chez les jeunes adultes sains, les études sont faibles, variables ou négatives. Le Lion’s Mane reste une piste nutraceutique intéressante, pas un nootropique à l’efficacité démontrée pour tous.
Le Lion’s Mane stimule-t-il réellement le NGF ?
Le NGF, ou facteur de croissance nerveuse, participe à la survie et au fonctionnement de certaines cellules nerveuses. Des travaux sur des cellules et des animaux ont montré que certains extraits ou composés du Lion’s Mane peuvent agir sur le NGF et la croissance des prolongements neuronaux [1,10]. Certaines érinacines ont aussi été étudiées pour leur capacité à atteindre le cerveau chez l’animal.
La limite est décisive : aucune étude n’a démontré qu’une supplémentation orale augmente le NGF dans le cerveau humain. On ne peut donc pas en déduire que le Lion’s Mane crée de nouveaux neurones ou régénère le système nerveux.
Erreur fréquente
Parler de « régénération des neurones » transforme un mécanisme expérimental en bénéfice clinique. La formulation juste est plus simple : le Lion’s Mane contient des composés étudiés pour leurs effets neurotrophiques, dont la portée chez l’humain reste à préciser.
Humeur, stress et sommeil : un signal à confirmer
En 2010, Nagano et ses collègues ont administré 2 g par jour de poudre de sporophore, sous forme de quatre biscuits de 500 mg, à 30 femmes pendant quatre semaines. Certains sous-scores liés aux plaintes subjectives ont évolué favorablement par rapport au placebo, tandis que plusieurs critères ne montraient qu’une tendance [11]. Cette petite étude ne démontre pas un effet antidépresseur ou anxiolytique.
Le reste des travaux ne permet pas de trancher davantage. Des études non contrôlées ou de petite taille ont rapporté des évolutions sur l’humeur, le stress ou le sommeil, mais leur méthodologie ne permet pas d’attribuer avec certitude ces changements au Lion’s Mane. À ce stade, les résultats sont encourageants mais très préliminaires. Contrairement au reishi, davantage étudié pour la détente et le sommeil, le Lion’s Mane cible avant tout la cognition : les deux champignons répondent à des objectifs différents.
Microbiote et digestion : une piste encore exploratoire
Les bêta-glucanes peuvent être fermentés par les bactéries intestinales, ce qui nourrit l’hypothèse d’un effet sur le microbiote et l’axe intestin-cerveau.
Une étude pilote de 2021 a observé des modifications du microbiote après sept jours de prise de 3 g de poudre de Lion’s Mane par jour [12]. Sa durée, son petit effectif et l’absence d’un comparateur robuste empêchent toutefois de savoir si ces changements persistent ou améliorent réellement la digestion ou la santé.
Les effets gastroprotecteurs, hépatiques, antioxydants ou anti-inflammatoires souvent mis en avant proviennent principalement de cellules ou d’animaux. Ils ne permettent pas d’affirmer que le Lion’s Mane protège le foie, la muqueuse gastrique ou neutralise les radicaux libres chez l’humain.
Immunité, hypertension, glycémie : que peut-on vraiment affirmer ?
La réponse courte : les données humaines sont insuffisantes.
Les bêta-glucanes de champignons sont étudiés pour leurs interactions avec des récepteurs de l’immunité innée. Des recherches animales ont aussi exploré la pression artérielle, l’agrégation plaquettaire, la glycémie ou les lipides sanguins. Ces résultats ne justifient pas de présenter le Lion’s Mane comme un moyen de renforcer l’immunité ni comme une prise en charge de l’hypertension ou du diabète.
La revue systématique publiée en 2025 arrive à une conclusion comparable : le corpus humain reste petit, hétérogène et dominé par des études exploratoires [13].
Comment choisir un bon Lion’s Mane ?
La bonne question n’est pas seulement « combien de milligrammes ? », mais « quelle partie du champignon, quel extrait et quels actifs ? ».
Critères de qualité à vérifier
| Critère | Ce qu'il faut vérifier | Pourquoi c'est utile |
|---|---|---|
| Partie utilisée | Sporophore, mycélium ou biomasse sur substrat | Les composés et le statut réglementaire diffèrent |
| Titrage | Bêta-glucanes mesurés spécifiquement | Les polysaccharides totaux peuvent inclure de l'amidon et des alpha-glucanes |
| Extraction | Procédé clairement décrit | L'extraction modifie la concentration et la solubilité des fractions obtenues |
| Traçabilité | Origine, souche, analyses et contaminants | Elle aide à vérifier l'identité et la régularité du produit |
| Étude clinique | Étude menée sur l'extrait exact, à la dose proposée | Les résultats obtenus avec une autre préparation ne sont pas automatiquement transposables |
Pourquoi le titrage en bêta-glucanes est-il plus utile que celui en polysaccharides ?
« Polysaccharides » désigne une vaste famille de glucides. Une valeur élevée peut inclure les bêta-glucanes recherchés, mais aussi de l’amidon ou d’autres alpha-glucanes issus du substrat de culture. Un titrage spécifique distingue mieux la fraction réellement présente dans l’extrait. Un fort pourcentage de bêta-glucanes reste un critère de composition, pas une preuve d’efficacité cognitive. Il permet surtout de comparer la standardisation des produits.
L'avis de l'expert Nutri&Co : un titrage élevé ne garantit rien si l'extrait n'est pas correctement solubilisé. C'est pourquoi nous accordons autant d'attention au procédé d'extraction qu'au pourcentage final de bêta-glucanes : la biodisponibilité de l'actif dépend des deux.
Benjamin Dariouch
Le mycélium est-il préférable au sporophore ?
Il n’existe pas de réponse universelle. Le choix dépend de la préparation et de l’actif recherché. Les essais sur les érinacines utilisent des mycéliums spécialement cultivés et caractérisés. Ils ne valident pas n’importe quelle poudre mycélienne. Le contexte européen compte également. La Commission européenne a classé la poudre de mycélium déshydraté de Hericium erinaceus comme Novel Food, alors qu’elle a considéré l’extrait en poudre du sporophore comme non Novel Food [14]. La dénomination exacte de la matière première doit donc être vérifiée.
Le choix Nutri&Co : un extrait de sporophore précisément caractérisé
C’est à partir de cette grille de lecture que nous avons sélectionné Immulink MBG®, un extrait biologique et breveté de sporophore de Lion’s Mane. Il est obtenu par une extraction aqueuse assistée par ultrasons, sans solvant organique ni éthanol, puis standardisé à au moins 70 % de bêta-1,3/1,6-D-glucanes. Ce choix d'extraction n'est pas anodin : le procédé conditionne la solubilité et donc la biodisponibilité des fractions actives, un critère au moins aussi important que le pourcentage affiché sur l'étiquette.
Conformément à notre engagement de transparence, chaque lot est accompagné d'un certificat d'analyse et reste traçable via le QR-code présent sur nos flacons, qui renvoie vers une fiche produit détaillant l'origine et les contrôles réalisés. Le Lion's Mane Nutri&Co est disponible aussi bien en pharmacie que sur notre site.
Une gélule apporte :
- 200 mg d’extrait Immulink MBG® ;
- 180 mg de polysaccharides ;
- 140 mg de bêta-glucanes.
L’extrait a été évalué à la dose de 200 mg par jour dans un essai propriétaire randomisé, en double aveugle et contrôlé contre placebo. L’étude a été menée pendant 12 semaines chez 88 adultes âgés de 60 ans ou plus. Des différences favorables ont été rapportées sur certains scores de cognition, notamment le MMSE et le MoCA, ainsi que sur plusieurs dimensions du questionnaire de qualité de vie SF-36 [15].
L’intérêt de cet essai tient à sa précision : il porte sur l’extrait exact et sur la dose apportée par une gélule. Il n’a toutefois pas encore fait l’objet d’une publication évaluée par les pairs. Ses résultats doivent donc être considérés comme des données propriétaires encourageantes, en attente d’une publication complète.
La formule associe également des vitamines B. Conformément aux allégations européennes autorisées, les vitamines B1, B2, B6, B12 et la biotine contribuent au fonctionnement normal du système nerveux. La thiamine, la vitamine B12 et la biotine contribuent à des fonctions psychologiques normales, tandis que les vitamines B2 et B12 contribuent à réduire la fatigue [16]. Ces effets réglementaires sont ceux des vitamines concernées, pas une preuve supplémentaire d’efficacité du champignon.
Quelle posologie de Lion’s Mane choisir ?
Les essais cliniques ont utilisé des préparations très différentes : poudres de sporophore à plusieurs grammes par jour, mycéliums enrichis en érinacines ou extraits concentrés. Comparer uniquement leur poids serait trompeur. Deux produits affichant 500 mg peuvent apporter des fractions actives très différentes.
Pour un extrait standardisé, la posologie pertinente est celle indiquée par le fabricant et, lorsqu’elle existe, celle étudiée avec cet extrait précis. Le Lion’s Mane biologique Nutri&Co se prend à raison d’une à trois gélules par jour, avec un repas. Une gélule apporte les 200 mg d’Immulink MBG® utilisés dans l’étude propriétaire. Une durée de 12 semaines correspond à celle de cet essai.
Rien ne permet d’affirmer qu’une prise le matin améliore la clarté mentale pendant la journée ou qu’un effet doit être ressenti rapidement. La régularité sert surtout à reproduire les conditions d’une supplémentation suivie.
Notre conseil pratique
Tenez un carnet simple de suivi (sommeil, concentration perçue, tolérance digestive) sur les 12 semaines de la cure. Cela ne remplace pas une étude clinique, mais cela vous aide à objectiver votre propre ressenti et à en discuter, si besoin, avec un professionnel de santé.
Quels sont les effets secondaires possibles et les contre-indications du Lion’s Mane ?
Le profil de tolérance paraît plutôt favorable à court terme, mais les données restent limitées. Parmi les effets rapportés dans les petits essais figuraient des troubles digestifs, comme un inconfort abdominal, des nausées ou une diarrhée, ainsi que des réactions cutanées. LiverTox considère le Lion’s Mane comme une cause improbable de lésion hépatique cliniquement apparente [17].
Prudence
- Évitez le Lion’s Mane si vous présentez une allergie connue à ce champignon ou si une réaction survient après la prise.
- Les données sont insuffisantes pendant la grossesse, l’allaitement et chez les moins de 18 ans.
- Les interactions avec les médicaments sont mal documentées. En cas de traitement, de maladie chronique ou d’intervention programmée, demandez conseil à un professionnel de santé.
Les hypothèses concernant la coagulation, la glycémie ou l’immunité viennent surtout d’études précliniques. Elles justifient une vigilance, mais pas des listes de contre-indications affirmatives sans données cliniques.
Notre avis sur les bienfaits du Lion’s Mane
Le dossier scientifique du Lion’s Mane est encore jeune, mais il n’est pas vide. Sa biologie est originale et quelques essais cliniques ont fait émerger des signaux intéressants, surtout chez les adultes âgés ou présentant une fragilité cognitive. Chez les personnes jeunes et en bonne santé, en revanche, les résultats restent trop irréguliers pour promettre un gain de mémoire ou de concentration.
Au moment de choisir, le chiffre mis en avant sur l’étiquette ne suffit pas. Regardez la partie du champignon utilisée, le procédé d’extraction, le titrage en bêta-glucanes et, surtout, si l’extrait exact a été étudié à la dose proposée. C’est le parti pris de Nutri&Co : privilégier un extrait de sporophore biologique, fortement titré en bêta-glucanes et étudié à sa dose d’emploi. Une poudre générique offre moins de repères.
Le Lion’s Mane garde alors sa juste place : celle d’un complément alimentaire à intégrer à une hygiène de vie favorable au cerveau, sans jamais se substituer au sommeil, à l’activité physique ou à une prise en charge médicale.
Vos questions, nos réponses
Nos experts répondent à toutes vos questions.
Les études ont généralement évalué une prise quotidienne pendant plusieurs semaines. Elles ne montrent ni effet immédiat garanti ni « régénération neuronale » perceptible. Si vous choisissez une cure, respectez la posologie du produit et observez votre tolérance. Arrêtez la prise et demandez conseil en cas de réaction inhabituelle.
Ces associations sont proposées dans certains compléments alimentaires, mais aucun essai robuste n’a démontré une synergie ou une absence d’interaction avec le Cordyceps ou le ginkgo. Multiplier les ingrédients complique aussi l’identification de la cause d’un éventuel effet indésirable. Un avis professionnel est préférable si vous suivez un traitement.
Il ne constitue pas un traitement de la maladie d’Alzheimer. Un petit essai a étudié un mycélium enrichi en érinacine A chez des patients atteints d’une forme légère, avec quelques résultats favorables [4]. Ces données préliminaires ne doivent pas conduire à remplacer ou retarder une prise en charge médicale.
La forme compte moins que la caractérisation du contenu. Vérifiez la partie utilisée, le procédé d’extraction, le titrage spécifique et la dose réellement apportée. Les gélules facilitent une dose régulière ; une poudre convient à un usage culinaire ; un extrait liquide ou sec doit indiquer clairement son équivalence et sa standardisation.
Le consensus scientifique reste prudent : les essais cliniques disponibles sont peu nombreux, de petite taille et menés sur des préparations différentes (poudre de sporophore, mycélium enrichi en érinacines, extraits standardisés). Une revue systématique publiée en 2025 souligne que le corpus humain reste restreint et hétérogène [13]. Les chercheurs s'accordent néanmoins sur l'intérêt de poursuivre les essais, notamment chez les adultes présentant une fragilité cognitive.
Oui, ces associations sont possibles et peuvent présenter des synergies intéressantes. Les bienfaits du cordyceps concernent principalement sur l'énergie physique et l'endurance, tandis que le lion's mane cible les fonctions cognitives. Les deux champignons se complètent sans interférer. L'association avec le ginkgo biloba est également courante : le ginkgo améliore la circulation cérébrale et l'oxygénation du cerveau, ce qui peut potentialiser les effets du lion's mane sur la clarté mentale. Attention toutefois à ne pas multiplier les compléments sans avis médical, en particulier si vous prenez un traitement anticoagulant.
Dans les petits essais disponibles, le Lion's Mane a été globalement bien toléré, avec surtout des troubles digestifs légers et de rares réactions cutanées ou allergiques. LiverTox le considère comme une cause improbable de lésion hépatique cliniquement apparente [17]. Les interactions médicamenteuses restant mal documentées, un avis médical est recommandé en cas de traitement en cours.
Oui, certains extraits de Lion's Mane, dont celui de Nutri&Co, sont distribués en pharmacie comme en parapharmacie, en complément de la vente en ligne. Cette double disponibilité ne change rien à la qualité du produit : les critères à vérifier restent la partie du champignon utilisée, le procédé d'extraction et le titrage en bêta-glucanes.
Il n'existe pas de « meilleure marque » universelle : la qualité d'un extrait dépend de critères vérifiables (partie utilisée, procédé d'extraction, titrage spécifique en bêta-glucanes, traçabilité) plutôt que d'une notoriété de marque. Comparez les fiches techniques et privilégiez un extrait dont la dose a été évaluée dans une étude, plutôt qu'un simple argument marketing.
Aucune étude clinique publiée n'a évalué un effet du Lion's Mane sur la pousse ou la santé des cheveux. Cette allégation, parfois relayée sur internet, ne repose sur aucune donnée scientifique solide à ce jour et doit être considérée comme non démontrée.
Les données humaines manquent pour l'affirmer. Quelques recherches animales ont exploré un effet sur la pression artérielle, mais rien ne permet aujourd'hui de recommander le Lion's Mane dans la prise en charge de l'hypertension. Une personne hypertendue doit poursuivre son traitement et son suivi médical habituels.
Sources :
- Friedman M. Chemistry, nutrition, and health-promoting properties of Hericium erinaceus Lion’s Mane mushroom fruiting bodies and mycelia and their bioactive compounds. J Agric Food Chem. 2015;63(32):7108-7123. doi: 10.1021/acs.jafc.5b02914.
- Mori K, Inatomi S, Ouchi K, Azumi Y, Tuchida T. Improving effects of the mushroom Yamabushitake (Hericium erinaceus) on mild cognitive impairment: a double-blind placebo-controlled clinical trial. Phytother Res. 2009;23(3):367-372. doi: 10.1002/ptr.2634.
- Saitsu Y, Nishide A, Kikushima K, et al. Improvement of cognitive functions by oral intake of Hericium erinaceus. Biomed Res. 2019;40(4):125-131. doi: 10.2220/biomedres.40.125.
- Li IC, Chang HH, Lin CH, et al. Prevention of early Alzheimer’s disease by erinacine A-enriched Hericium erinaceus mycelia pilot double-blind placebo-controlled study. Front Aging Neurosci. 2020;12:155. doi: 10.3389/fnagi.2020.00155.
- Černelič Bizjak M, et al. Effect of erinacine A-enriched Hericium erinaceus supplementation on cognition: a randomized, double-blind, placebo-controlled pilot study. J Funct Foods. 2024;116:106120. doi: 10.1016/j.jff.2024.106120.
- Docherty S, Doughty FL, Smith EF. The acute and chronic effects of Lion’s Mane mushroom supplementation on cognitive function, stress and mood in young adults. Nutrients. 2023;15(22):4842. doi: 10.3390/nu15224842.
- Grozier C, et al. Four weeks of Hericium erinaceus supplementation does not impact metabolic flexibility or cognition. Int J Exerc Sci. 2022;15(2). doi: 10.70252/XZKO8571.
- Surendran G, Saye J, Binti Mohd Jalil S, et al. Acute effects of a standardised extract of Hericium erinaceus on cognition and mood in healthy younger adults. Front Nutr. 2025;12:1405796. doi: 10.3389/fnut.2025.1405796.
- Daoust J, et al. A randomized, double-blind, placebo-controlled study evaluating the impact of Hericium erinaceus on cognitive performance and subjective wellbeing. medRxiv. 2026. doi: 10.64898/2026.04.13.26350781. Prépublication non évaluée par les pairs.
- Mori K, Obara Y, Hirota M, et al. Nerve growth factor-inducing activity of Hericium erinaceus in 1321N1 human astrocytoma cells. Biol Pharm Bull. 2008;31(9):1727-1732. doi: 10.1248/bpb.31.1727.
- Nagano M, Shimizu K, Kondo R, et al. Reduction of depression and anxiety by 4 weeks Hericium erinaceus intake. Biomed Res. 2010;31(4):231-237. doi: 10.2220/biomedres.31.231.
- Xie XQ, Geng Y, Guan Q, et al. Influence of short-term consumption of Hericium erinaceus on serum biochemical markers and the changes of the gut microbiota. Nutrients. 2021;13(3):1008. doi: 10.3390/nu13031008.
- Menon A, Jalal A, Arshad Z, et al. Benefits, side effects, and uses of Hericium erinaceus as a supplement: a systematic review. Front Nutr. 2025;12:1641246. doi: 10.3389/fnut.2025.1641246.
- Commission européenne. Consultation process on novel food status: Hericium erinaceus dehydrated mycelium powder and extract powder from the fruiting body of Lion’s Mane. Food Safety.
- Super Beta Glucan Inc. Immulink MBG® Lion’s Mane. Étude clinique propriétaire randomisée, en double aveugle et contrôlée contre placebo, données non publiées. Documentation technique du fournisseur.
- Commission européenne. Règlement (UE) n° 432/2012 établissant une liste des allégations de santé autorisées portant sur les denrées alimentaires. Version consolidée du 20 août 2025. EUR-Lex.
- National Institute of Diabetes and Digestive and Kidney Diseases. Lion’s Mane. LiverTox: Clinical and Research Information on Drug-Induced Liver Injury. Updated January 5, 2024. NCBI Bookshelf.
Rédigé par Benjamin Dariouch,
Benjamin Dariouch est Responsable valorisation scientifique & Expert nutraceutique chez Nutri&Co. Auteur de "L'Anti-inflammatoire décodé" (Eyrolles)
Relu et validé par Coraline Ulmer, Master en Nutrition Sciences (Université de Rennes), chargée de projet R&D chez Nutri&Co
Notre équipe scientifique est composée de Diététicienne et Docteure en Sciences de la Nutrition, Ingénieur en Nutrition et Science des Aliments, Naturopathe.