Bienfait du Cordycep's, le champignon aux vertus adaptogènes

Bienfaits du Cordyceps

Ce qu'il faut retenir :

  • Le signal le plus intéressant concerne l’effort. Chez les adultes âgés ou peu entraînés, plusieurs études suggèrent un possible soutien de la tolérance à l’exercice.
  • Plus le niveau d’entraînement est élevé, moins l’effet ressort. Chez les sportifs entraînés, une amélioration de la VO2 max ou des performances n’est pas systématiquement observée.
  • Pensez régularité, pas effet coup de fouet. Le Cordyceps ne fonctionne pas comme la caféine : les essais positifs ont généralement évalué plusieurs semaines de prise.
  • Sur l’étiquette, le nom « Cordyceps » ne suffit pas. Espèce, souche, méthode de culture et quantités réelles de mannitol, d’adénosine et de polysaccharides font toute la différence.

Le Cordyceps a tout d’un champignon à part : une histoire presque légendaire, un mode de vie singulier et une réputation ancienne autour de la vitalité. Depuis quelques années, les compléments alimentaires ont repris cette promesse à leur compte, parfois en allant plus vite que les études. La vraie question est donc la suivante : quels bienfaits du Cordyceps peut-on raisonnablement attendre, avec quelle forme et pour quel profil ?

Le cordyceps sinensis, un champignon aux origines millénaires

Sous le nom Cordyceps se cachent plusieurs champignons utilisés depuis des siècles dans les traditions asiatiques. Ils appartiennent à l’univers plus large de la mycothérapie et des champignons fonctionnels.

Un cycle de vie unique dans les régions montagneuses d’Asie

Son histoire commence sous terre. Dans la nature, certaines espèces de Cordyceps se développent en parasitant des insectes. Le très recherché Ophiocordyceps sinensis, autrefois appelé Cordyceps sinensis, pousse notamment sur des larves vivant sur les hauts plateaux de l’Himalaya et du Tibet.

La récolte est difficile, la ressource rare et la pression sur les populations sauvages bien réelle [1]. Résultat : cette matière première est particulièrement coûteuse et délicate à standardiser. Les compléments alimentaires modernes utilisent donc surtout des champignons cultivés ou des mycéliums obtenus par fermentation.

Le mycélium est le réseau de filaments à partir duquel le champignon se développe. Sa qualité ne dépend pas simplement de son statut de « mycélium », mais de l’identité de la souche, du milieu de culture et de la maîtrise du procédé de production.

Cordyceps sinensis, CS-4 et Cordyceps militaris : quelles différences ?

Tous les Cordyceps ne sont pas interchangeables.

Les principales formes de cordyceps

FormeOrigine et productionParticularités
Ophiocordyceps sinensis sauvageComplexe naturel associant un champignon et une larve, récolté en altitudeRare, coûteux et difficile à standardiser
CS-4, Samsoniella hepialiMycélium produit par fermentation, anciennement identifié comme Paecilomyces hepialiForme utilisée dans plusieurs essais cliniques historiques sur l’exercice
Cordyceps militarisEspèce cultivable sous forme de mycélium ou de corps fructifèreSouvent recherchée pour sa teneur en cordycépine
Actuellement traité comme un Novel Food non autorisé dans l’UE

La souche CS-4 a longtemps été présentée comme une forme cultivée de Cordyceps sinensis. La génétique a depuis clarifié les choses : elle appartient à l’espèce Samsoniella hepiali, auparavant appelée Paecilomyces hepiali [2].

Cette précision taxonomique n’est pas un détail. Un résultat obtenu avec une préparation CS-4 ne s’applique pas automatiquement à tous les produits commercialisés sous le nom Cordyceps. Les recherches menées sur Cordyceps militaris ne prouvent pas non plus l’efficacité d’un extrait de CS-4.

Quels sont les principes actifs du Cordyceps ?

Le profil du Cordyceps ne repose pas sur une molécule vedette. Il rassemble plusieurs familles de composés, parmi lesquelles les polysaccharides, l’adénosine, le mannitol et, selon l’espèce ou la souche, la cordycépine [3,4].

Les polysaccharides

Les polysaccharides forment une grande famille de glucides complexes présents dans les champignons. Certains sont étudiés pour leurs interactions avec les défenses antioxydantes, le métabolisme énergétique ou la réponse immunitaire.

Attention toutefois à ne pas faire dire trop de choses à un pourcentage. Une teneur en polysaccharides décrit la composition d’un extrait, pas son efficacité clinique. Polysaccharides et bêta-glucanes ne sont pas non plus des termes interchangeables : ces deux mentions ne recouvrent pas nécessairement les mêmes fractions.

L’adénosine

L’adénosine est un nucléoside naturellement présent dans l’organisme. Elle intervient notamment dans la signalisation cellulaire et dans plusieurs mécanismes associés au métabolisme énergétique.

Dans un complément, sa présence aide à caractériser l’extrait. Elle ne signifie pas pour autant que le produit fabrique directement de l’ATP ou qu’il va provoquer un regain d’énergie immédiat. Ce raccourci, fréquent, transforme un mécanisme biologique en effet clinique sans preuve directe.

Le mannitol ou acide cordycépique

Le mannitol est un polyol que les publications anciennes désignent parfois sous le nom d’« acide cordycépique ». Facile à doser, il peut servir de marqueur analytique. Il n’est toutefois pas spécifique au Cordyceps.

La cordycépine

La cordycépine est un dérivé de l’adénosine particulièrement étudié dans Cordyceps militaris. L’essentiel des recherches qui lui sont consacrées reste préclinique. Elles ne peuvent donc pas être transposées à un produit qui n’est ni formulé ni standardisé sur ce composé.

Pourquoi ces marqueurs comptent-ils ?

Le taux d’extraction et la standardisation ne racontent pas la même chose.

Un ratio de 50:1 indique que 50 unités de matière première ont théoriquement servi à produire une unité d’extrait. Il renseigne sur la concentration du procédé, mais ne dit pas combien d’adénosine, de mannitol ou de polysaccharides se retrouvent réellement dans la dose consommée.

La titration apporte cette seconde information. Elle indique la proportion d’un composé dans l’extrait. Pour comparer deux compléments de Cordyceps, il faut ensuite convertir ce pourcentage en quantité apportée chaque jour.

Erreur fréquente

Considérer qu’un extrait 50:1 est nécessairement deux fois plus efficace qu’un extrait 25:1. Sans connaître les marqueurs standardisés, leurs quantités quotidiennes et la méthode d’analyse, la comparaison reste incomplète.

Les principaux bienfaits du Cordyceps sur la santé

Un soutien potentiel de l’énergie et de la vitalité

C’est ici que la réputation du Cordyceps rencontre la science. Dans des expériences sur des cellules ou chez l’animal, certains extraits ont influencé le métabolisme énergétique, l’utilisation de l’oxygène et les défenses antioxydantes [4]. Ces observations rendent plausible un intérêt autour de la vitalité et de l’exercice.

Elles ne démontrent pas qu’une supplémentation augmente directement la production d’ATP chez l’être humain. Dans les essais cliniques, les éventuels bénéfices apparaissent plutôt après plusieurs semaines et portent surtout sur certains paramètres de tolérance à l’effort.

En pratique, le Cordyceps s’envisage donc comme un possible soutien de fond. Pas comme un pré-workout procurant un effet immédiat comparable à la caféine.

Cordyceps et sport : quels effets sur l’endurance ?

Les études humaines restent peu nombreuses, mais elles permettent déjà de dégager une tendance. Plusieurs ont évalué une préparation fermentée de type CS-4 pendant cinq à douze semaines.

Cordyceps et performance physique : les essais cliniques

ÉtudeParticipants et protocoleRésultats et interprétation
Yi et al., 2004[5]37 adultes âgés en bonne santé, 3 g/jour de CS-4 pendant 6 semainesAmélioration de la VO2 max et du seuil anaérobie au sein du groupe CS-4. L’effectif est réduit et les comparaisons entre groupes sont insuffisamment détaillées
Chen et al., 2010[6]20 adultes de 50 à 75 ans recrutés, 15 ayant terminé, environ 3 g/jour pendant 12 semainesHausse exploratoire des seuils métabolique et ventilatoire, sans amélioration de la VO2 max. L’analyse multivariée ne retrouvait pas de différence globale entre les groupes
Parcell et al., 2004[7]22 cyclistes entraînés, 3 g/jour pendant 5 semainesAucun effet sur la VO2peak, le seuil ventilatoire ou la performance lors d’un contre-la-montre
Hsu et al., 2011[8]16 jeunes hommes pratiquant la musculation, 2,4 g/jour pendant 8 semainesAucun bénéfice sur la force, la composition corporelle ou la testostérone
Savioli et al., 2022[9]30 marathoniens amateurs randomisés, 22 analysés, 2 g/jour pendant 12 semainesAmélioration du temps sur 5 km et diminution de la fréquence cardiaque à intensité sous-maximale, sans effet sur la VO2 max ou le seuil ventilatoire

Les numéros entre crochets renvoient aux références en fin d’article.

La ligne de partage se situe surtout au niveau de l’entraînement. Les résultats sont plus encourageants chez des adultes âgés, peu entraînés ou pratiquant un sport en amateur. Chez les athlètes déjà bien entraînés, dont la capacité aérobie est élevée, l’effet devient plus difficile à mettre en évidence.

Une revue systématique publiée en 2025 a bien rapporté des résultats favorables de la supplémentation en champignons sur certains paramètres d’endurance [10]. Mais son poids réel doit être relativisé : plusieurs espèces étaient regroupées et seulement deux études sur le Cordyceps contribuaient à chacun des principaux résultats. Avec si peu d’essais et un possible biais de publication, le niveau de certitude reste limité.

À retenir

Un signal existe sur certains paramètres de tolérance à l’effort. En revanche, les données ne permettent pas d’affirmer que le Cordyceps améliore systématiquement la VO2 max ou les performances sportives.

Le Cordyceps améliore-t-il la musculation ?

La réponse est assez nette. Chez de jeunes adultes pratiquant la musculation, le CS-4 n’a pas amélioré la force, la prise de masse ou la testostérone [8].

Son intérêt potentiel se situe davantage du côté de la tolérance aux efforts prolongés. Le présenter comme un complément anabolisant ne correspond donc pas aux résultats disponibles.

Cordyceps et récupération après l’effort

La récupération est un dossier plus récent, et encore très exploratoire.

En 2024, un essai croisé mené auprès de 14 jeunes hommes sédentaires a évalué une prise ponctuelle de 1 g d’un mycélium de Paecilomyces hepiali avant un exercice fractionné intense. Les chercheurs ont observé une arrivée plus précoce de cellules CD34+ et une expansion de cellules Pax7+, deux marqueurs associés aux processus de régénération musculaire [11].

Le signal mérite l’attention, mais il porte sur des marqueurs cellulaires. L’étude n’a pas montré que les participants avaient moins de courbatures, récupéraient leur force plus vite ou se sentaient mieux après l’exercice.

Pour bien récupérer, les fondations restent les mêmes : une alimentation suffisamment énergétique et protéinée, une bonne hydratation, un entraînement progressif et un sommeil régulier. Le Cordyceps peut éventuellement compléter cet ensemble, sans prendre la place de ces leviers.

Quels effets sur le système immunitaire et la fonction respiratoire ?

Les polysaccharides et certains nucléosides du Cordyceps présentent des activités immunomodulatrices dans des modèles cellulaires ou animaux [4]. De là est née l’idée que le champignon pourrait directement soutenir le système immunitaire ou la fonction respiratoire.

Chez l’être humain, le dossier est nettement moins avancé. Les travaux réalisés auprès de personnes souffrant de maladies respiratoires ne peuvent pas être transposés à un adulte en bonne santé. Rien ne permet non plus d’affirmer qu’un complément de Cordyceps réduit le risque d’infection.

À ce stade, les résultats sur l’exercice sont donc plus directement exploitables que les promesses portant sur les défenses naturelles ou la respiration.

Le Cordyceps agit-il sur le stress et la fatigue ?

Le Cordyceps est souvent rangé parmi les champignons adaptogènes, autrement dit parmi les substances censées accompagner l’adaptation de l’organisme aux contraintes physiques ou mentales. Le terme reste large et ne correspond pas à une catégorie clinique précisément standardisée.

Les études humaines se sont surtout concentrées sur la tolérance à l’exercice. Elles ne démontrent pas une régulation directe du cortisol ni une réduction générale de la fatigue chronique chez les adultes en bonne santé.

Sa place dans une routine de vitalité reste envisageable, mais avec le bon niveau d’attente. L’usage traditionnel, les mécanismes précliniques et les bénéfices réellement mesurés chez l’être humain sont trois niveaux de preuve distincts.

Quand prendre du Cordyceps et à quelle posologie ?

Il n’existe pas d’heure scientifiquement établie comme étant la plus efficace.

Le matin ou le début de journée restent des moments pratiques pour installer une routine régulière. Si vous êtes sportif, vous pouvez également prendre votre complément 30 à 60 minutes avant l’entraînement. Les données disponibles ne montrent toutefois pas qu’une prise juste avant l’exercice soit supérieure.

La régularité compte davantage que l’horaire. Les essais ayant obtenu certains résultats favorables ont généralement étudié une supplémentation quotidienne pendant six à douze semaines. Une cure d’un à trois mois suit donc mieux la logique de la recherche qu’une prise occasionnelle.

Quelle dose de Cordyceps prendre ?

Dans les essais consacrés à l’exercice, les quantités utilisées se situaient généralement entre 2 et 3 g de préparation par jour. Impossible, toutefois, de transposer ce chiffre à n’importe quel complément.

La dose pertinente dépend :

  • de l’espèce et de la souche ;
  • de la forme utilisée, poudre, mycélium fermenté ou extrait ;
  • du ratio d’extraction ;
  • des composés standardisés ;
  • des quantités de ces composés apportées chaque jour.

Pour le CordycepsPrime™ de Nutri&Co, la dose recommandée est de deux à trois gélules par jour, soit 1 000 à 1 500 mg d’extrait. Les gélules se prennent avec un grand verre d’eau, de préférence au cours d’un repas.

Cette posologie est propre au produit. Un extrait 50:1 ne peut pas être comparé uniquement sur son poids avec une poudre ou le produit fermenté utilisé dans une autre étude.

Comment choisir un bon complément de Cordyceps ?

1. Vérifier l’espèce et la souche

Une étiquette qui indique simplement « Cordyceps » n’en dit pas assez. Elle doit identifier précisément l’espèce ou la souche utilisée, par exemple Cordyceps militaris ou CS-4, Samsoniella hepiali.

2. Examiner le mode de culture

Le Cordyceps peut être proposé sous forme de mycélium fermenté, de mycélium cultivé sur un substrat ou de corps fructifère. Aucune partie n’est systématiquement supérieure : tout dépend de la souche, du procédé et de la composition finale.

Les cultures sur grains peuvent laisser une proportion variable d’amidon dans la matière obtenue. La fermentation liquide offre un meilleur contrôle du milieu de production et limite ce problème.

3. Distinguer poudre et extrait

Une poudre brute et un extrait concentré n’apportent pas nécessairement les mêmes quantités de composés caractéristiques. Pour comparer deux produits, ne vous arrêtez donc pas au nombre de milligrammes affiché sur la face avant.

4. Ne pas se fier uniquement au ratio d’extraction

Un ratio 50:1 renseigne sur le procédé de concentration. Sans titration précise, il ne permet pas de connaître la concentration réelle des composés d’intérêt.

5. Calculer la dose quotidienne de marqueurs

Un pourcentage prend tout son sens lorsqu’on le convertit en quantité quotidienne. Un extrait dosé à 10 % de polysaccharides apporte, par exemple, 100 mg de polysaccharides pour 1 000 mg d’extrait.

6. Rechercher une standardisation sur plusieurs marqueurs

Pour un extrait de CS-4, l’adénosine, le mannitol et les polysaccharides sont des marqueurs pertinents. Leur titration aide à vérifier la composition et sa régularité entre les lots.

Elle ne prouve pas que l’efficacité clinique augmente proportionnellement à leur concentration. Ces données sont avant tout des critères d’identité, de qualité et de reproductibilité.

7. Vérifier les analyses et la traçabilité

L’origine de la matière première, la méthode d’extraction et les contrôles portant sur les contaminants, les métaux lourds, les pesticides ou la microbiologie doivent pouvoir être documentés. C’est moins spectaculaire qu’une promesse de performance, mais bien plus utile pour choisir.

Pourquoi choisir le CordycepsPrime™ ?

Ces critères ont guidé le choix du CordycepsPrime™ par Nutri&Co. Il repose sur un mycélium CS-4 (Samsoniella hepiali) obtenu par fermentation liquide. Son extrait breveté 50:1 est standardisé sur trois marqueurs. Pour 3 gélules (1 500 mg d'extrait), il apporte 120 mg de mannitol (8 %), 4,05 mg d'adénosine (0,27 %) et 150 mg de polysaccharides (10 %).

Cordyceps
Cordyceps

Énergie Tonus

Le produit est standardisé en polysaccharides, et non spécifiquement en bêta-glucanes. Ces deux mentions ne sont pas interchangeables. Le choix d'un titrage associant mannitol, adénosine et polysaccharides permet ici de suivre plusieurs caractéristiques du profil CS-4.

Vous savez ainsi quelles quantités sont réellement apportées chaque jour. Cela ne rend pas le produit automatiquement équivalent aux préparations utilisées dans les différentes études, mais fournit des critères de qualité plus concrets qu'un ratio d'extraction isolé.

Quelles sont les contre-indications du Cordyceps ?

À court terme, le Cordyceps semble globalement bien toléré. Le recul est plus limité pour les consommations prolongées et certaines populations particulières.

Les effets secondaires signalés sont le plus souvent légers :

  • inconfort abdominal ;
  • diarrhée ;
  • nausées ;
  • diminution de l’appétit ;
  • sécheresse buccale ;
  • éruption cutanée ou réaction allergique.

Le Cordyceps n’est pas considéré à ce jour comme une cause établie d’atteinte hépatique. La surveillance reste néanmoins limitée et un cas isolé de maladie hépatique chronique a été rapporté après une consommation prolongée, sans permettre d’établir formellement la causalité [13].

Prudence

Le CordycepsPrime™ Nutri&Co est réservé à l’adulte. Les femmes enceintes ou allaitantes doivent demander l’avis de leur médecin avant toute supplémentation.

Demandez également l’avis d’un professionnel dans les situations suivantes :

  • diabète ou traitement antidiabétique ;
  • traitement anticoagulant ou antiagrégant plaquettaire ;
  • intervention chirurgicale programmée ;
  • maladie auto-immune ou traitement immunosuppresseur ;
  • allergie connue aux champignons ;
  • maladie chronique ou traitement médicamenteux en cours.

Les interactions parfois évoquées reposent en grande partie sur des mécanismes expérimentaux ou sur d’autres espèces de Cordyceps. La précaution est justifiée, mais il ne s’agit pas d’interactions cliniques systématiquement démontrées.

Cordyceps et bienfaits : quelle conclusion retenir ?

Une fois les promesses spectaculaires mises de côté, le Cordyceps conserve un intérêt réel, mais ciblé. Le signal le plus crédible concerne la tolérance à l’effort, surtout chez les adultes âgés, peu entraînés ou pratiquant un sport en amateur. Chez les athlètes déjà bien entraînés, les résultats deviennent plus variables. De quoi justifier la curiosité, pas la promesse d’un gain de performance pour tous.

Le choix de l’extrait compte alors autant que le choix du champignon. Chez Nutri&Co, nous préférons une souche clairement identifiée, un procédé maîtrisé et des quantités de marqueurs que l’on peut réellement lire et comparer. C’est précisément l’intérêt d’un CS-4 traçable et standardisé en adénosine, mannitol et polysaccharides.

Le Cordyceps n’a pas besoin d’être présenté comme un produit miracle pour trouver sa place. Bien choisi, pris avec régularité et intégré à une routine qui repose déjà sur l’alimentation, le sommeil et un entraînement progressif, il peut constituer un soutien de fond cohérent pour accompagner la vitalité et l’effort.

Vos questions, nos réponses

Nos experts répondent à toutes vos questions.

Non. Le Cordyceps ne contient pas naturellement de caféine et ne produit pas l’effet stimulant immédiat associé au café. Son intérêt potentiel concerne plutôt l’accompagnement de la vitalité et de la tolérance à l’effort au fil d’une prise régulière.

Les essais cliniques positifs ont généralement évalué plusieurs semaines de supplémentation. Une seule prise ne devrait donc pas produire l’effet d’un pré-workout stimulant.

Une étude a observé des modifications de marqueurs musculaires après une prise ponctuelle, mais elle ne mesurait ni un gain immédiat de performance ni une diminution des courbatures [11].

Il est fréquemment classé parmi les champignons adaptogènes en raison de son usage traditionnel autour de la vitalité et de la résistance physique. Ce terme décrit surtout un positionnement d’usage. Il ne démontre pas à lui seul une action sur le stress ou le cortisol.

Le Cordyceps ne figure pas dans la Liste 2026 des substances et méthodes interdites de l’Agence mondiale antidopage [14]. Cela ne garantit pas pour autant l’absence de contamination d’un complément.

Si vous êtes soumis à des contrôles, privilégiez un produit fini testé selon un référentiel antidopage reconnu. Une certification biologique ou une analyse générale ne remplace pas ce type de contrôle.

Certains travaux précliniques explorent les propriétés antioxydantes ou neuroprotectrices de composés comme la cordycépine. Ils portent principalement sur des cellules, des animaux ou sur Cordyceps militaris.

Les données humaines ne permettent pas actuellement de conclure à un bénéfice du CS-4 sur la mémoire, la concentration ou les performances cognitives.

Les associations avec le Reishi ou le Lion’s Mane sont fréquentes. La preuve d’une synergie spécifique reste cependant limitée.

Avant de combiner plusieurs extraits, vérifiez la composition complète, les doses cumulées et les précautions propres à chaque champignon.

Faq Content

Sources et références scientifiques

  • Hopping KA, Chignell SM, Lambin EF. The demise of caterpillar fungus in the Himalayan region due to climate change and overharvesting. Proc Natl Acad Sci U S A. 2018;115(45):11489-11494. doi:10.1073/pnas.1811591115
  • Wang YB, Wang Y, Fan Q, et al. Multigene phylogeny of the family Cordycipitaceae (Hypocreales): new taxa and the new systematic position of the Chinese cordycipitoid fungus Paecilomyces hepiali. Fungal Divers. 2020;103:1-46. doi:10.1007/s13225-020-00457-3
  • Hu H, Xiao L, Zheng B, Wei X, Ellis A, Liu YM. Identification of chemical markers in Cordyceps sinensis by HPLC-MS/MS. Anal Bioanal Chem. 2015;407(26):8059-8066. doi:10.1007/s00216-015-8978-6
  • Liu Y, Wang J, Wang W, Zhang H, Zhang X, Han C. The chemical constituents and pharmacological actions of Cordyceps sinensis. Evid Based Complement Alternat Med. 2015;2015:575063. doi:10.1155/2015/575063
  • Yi X, Huang XZ, Zhu JS. Randomized double-blind placebo-controlled clinical trial and assessment of fermentation product of Cordyceps sinensis (Cs-4) in enhancing aerobic capacity and respiratory function of healthy elderly volunteers. Chin J Integr Med. 2004;10(3):187-192. doi:10.1007/BF02836405
  • Chen S, Li Z, Krochmal R, Abrazado M, Kim W, Cooper CB. Effect of Cs-4 (Cordyceps sinensis) on exercise performance in healthy older subjects: a double-blind, placebo-controlled trial. J Altern Complement Med. 2010;16(5):585-590. doi:10.1089/acm.2009.0226
  • Parcell AC, Smith JM, Schulthies SS, Myrer JW, Fellingham G. Cordyceps sinensis (CordyMax Cs-4) supplementation does not improve endurance exercise performance. Int J Sport Nutr Exerc Metab. 2004;14(2):236-242. doi:10.1123/ijsnem.14.2.236
  • Hsu CC, Lin YA, Su B, Li JH, Huang HY, Hsu MC. No effect of Cordyceps sinensis supplementation on testosterone level and muscle strength in healthy young adults for resistance training. Biol Sport. 2011;28(2):107-110. doi:10.5604/942739
  • Savioli FP, Zogaib P, Franco E, Alves de Salles FC, Giorelli GV, Andreoli CV. Effects of Cordyceps sinensis supplementation during 12 weeks in amateur marathoners: a randomized, double-blind placebo-controlled trial. J Herb Med. 2022;34:100570. doi:10.1016/j.hermed.2022.100570
  • Shu MY, Zhang XC, Zuo L, Jiang FL, Liang J, Li F. Effects of fungal supplementation on endurance, immune function, and hematological profiles in adult athletes: a systematic review and meta-analysis. Front Nutr. 2025;12:1670416. doi:10.3389/fnut.2025.1670416
  • Dewi L, Liao YC, Jean WH, et al. Cordyceps sinensis accelerates stem cell recruitment to human skeletal muscle after exercise. Food Funct. 2024;15(8):4010-4020. doi:10.1039/D3FO03770C
  • Commission européenne. Règlement (UE) no 432/2012 établissant une liste des allégations de santé autorisées portant sur les denrées alimentaires. Version consolidée. EUR-Lex
  • National Institute of Diabetes and Digestive and Kidney Diseases. Cordyceps. LiverTox: Clinical and Research Information on Drug-Induced Liver Injury. Mise à jour le 16 juin 2025. NCBI Bookshelf
  • Agence mondiale antidopage. Liste des interdictions 2026. Entrée en vigueur le 1er janvier 2026. World Anti-Doping Agency

Rédigé par Benjamin Dariouch, 

Benjamin Dariouch est Responsable valorisation scientifique & Expert nutraceutique chez Nutri&Co. Auteur de "L'Anti-inflammatoire décodé" (Eyrolles)

Relu et validé par Coraline Ulmer, Master en Nutrition Sciences (Université de Rennes), chargée de projet R&D chez Nutri&Co

Notre équipe scientifique est composée de Diététicienne et Docteure en Sciences de la Nutrition, Ingénieur en Nutrition et Science des Aliments, Naturopathe.

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