Ce qu'il faut retenir :

  • L’ALA est un acide gras essentiel. Sa conversion en EPA, puis surtout en DHA, reste limitée.
  • L’EPA et le DHA contribuent à une fonction cardiaque normale. Le DHA contribue aussi au maintien d’une fonction cérébrale et d’une vision normales.
  • Ces rôles physiologiques ne prouvent pas qu’une supplémentation prévient les maladies cardiovasculaires, la démence ou les troubles visuels.
  • Le premier repère reste alimentaire : deux portions de poisson par semaine, dont une de poisson gras, en variant les espèces et les provenances.

    La question utile tient en quatre points : de quel oméga-3 parle-t-on, pour quelle fonction, chez qui et avec quel niveau de preuve ?

    Que sont les oméga-3 : ALA, EPA et DHA ?

    Trois formes concentrent l’essentiel de l’attention. Les oméga-3 constituent une famille d’acides gras polyinsaturés qui comprend notamment l’acide alpha-linolénique (ALA), l’acide eicosapentaénoïque (EPA) et l’acide docosahexaénoïque (DHA).[1]

    Forme Où la trouver principalement ? Ce qu'il faut retenir
    ALA Huiles de colza, de noix et de lin, noix, graines de lin et de chia Il est essentiel, car l'organisme ne sait pas le fabriquer.
    EPA Poissons gras et autres produits marins, certaines huiles de microalgues Les aliments marins et certaines microalgues en apportent directement.
    DHA Poissons gras, produits marins, huiles de microalgues Il est particulièrement présent dans les membranes du cerveau et de la rétine.

    L’organisme sait convertir une partie de l’ALA en EPA, puis en DHA. Cette transformation reste limitée et très variable, en particulier pour le DHA.[2] Dire que les oméga-3 végétaux sont « mal assimilés » serait donc trompeur. L’ALA est bien absorbé. Il ne fournit simplement pas directement les mêmes molécules que les poissons ou certaines microalgues.

    À retenir

    Les sources végétales d’ALA et les sources directes d’EPA et de DHA ne sont pas interchangeables. Elles sont complémentaires. En pratique, une alimentation variée peut associer les deux lorsque le régime le permet.

    Quels bienfaits des oméga-3 sont les mieux établis ?

    Le socle est assez étroit. Mais il est solide : certaines allégations européennes de fonctionnement normal et quelques effets mesurés sur des marqueurs biologiques sont bien documentés. « Contribuer à une fonction normale » ne veut toutefois pas dire améliorer cette fonction sans limite, ni prévenir une maladie.

    Cœur et triglycérides : un effet réel, mais pas une assurance cardiovasculaire

    Le premier bénéfice est clairement encadré. L’EPA et le DHA contribuent à une fonction cardiaque normale. Ces acides gras interviennent notamment dans la fluidité des membranes des cardiomyocytes et dans la régulation des lipides circulants, deux mécanismes associés à la protection du système cardiovasculaire, sans que cela se traduise automatiquement par une réduction du risque d’événements cliniques (voir plus loin). Pour cette allégation européenne, l’effet bénéfique est obtenu à partir de 250 mg d’EPA et de DHA par jour. Ils contribuent également au maintien d’une triglycéridémie normale à 2 g par jour. Pour cette seconde allégation, l’information réglementaire précise de ne pas dépasser 5 g par jour d’EPA et de DHA provenant de compléments ou d’aliments enrichis. Ce plafond n’est pas une dose cible ni un conseil d’autosupplémentation.[3]

    Passer de ces effets à la prévention des infarctus, des accidents vasculaires cérébraux ou de la mortalité pose une autre question. La revue Cochrane, qui réunit 86 essais et 162 796 participants, conclut que l’augmentation des oméga-3 à longue chaîne a peu ou pas d’effet sur la mortalité totale, les accidents vasculaires cérébraux et l’ensemble des événements cardiovasculaires. Elle confirme surtout une baisse des triglycérides d’environ 15 % et évoque de possibles effets modestes sur certains événements coronariens.[4]

    Une méta-analyse de 38 essais a observé de faibles réductions de certains événements, avec un signal plus favorable pour l’EPA utilisé seul que pour les mélanges d’EPA et de DHA.[5] L’essai STRENGTH aide à mesurer la limite : chez plus de 13 000 patients à haut risque cardiovasculaire déjà traités par statine, 4 g par jour d’un mélange d’EPA et de DHA n’ont pas réduit les événements cardiovasculaires majeurs. L’essai a été interrompu avant son terme.[6]

    Ces résultats ne se contredisent pas forcément. Certains travaux portent sur un EPA purifié de prescription, chez des patients à haut risque et sous suivi médical. Ils ne se transposent pas automatiquement à une huile de poisson vendue comme complément alimentaire.

    Et la pression artérielle ? Elle pourrait diminuer de quelques mmHg en moyenne dans certains essais, avec un effet plus marqué chez les personnes hypertendues ou présentant un trouble des lipides sanguins.[7] Cette baisse modeste ne transforme pas les oméga-3 en traitement de l’hypertension.

    Erreur fréquente

    Une contribution à une fonction cardiaque normale n’équivaut pas à une protection démontrée contre l’infarctus ou l’accident vasculaire cérébral. L’allégation physiologique, le marqueur biologique et l’événement clinique sont trois niveaux différents.

    Cerveau et vision : des rôles physiologiques reconnus

    Le rôle du DHA est reconnu. Il contribue au maintien d’une fonction cérébrale normale et d’une vision normale. Les conditions européennes de ces deux allégations fixent l’apport associé à l’effet bénéfique à 250 mg de DHA par jour.[3] Sur le plan biochimique, le DHA est l’un des principaux constituants des membranes cellulaires des neurones : il en module la fluidité et facilite la transmission synaptique au sein du système nerveux central. C’est ce rôle structurel qui justifie l’intérêt scientifique porté au DHA pour les fonctions cérébrales, sans pour autant garantir un bénéfice clinique supplémentaire au-delà des apports recommandés.

    Reste l’écart entre ce rôle physiologique et l’effet d’un complément sur la mémoire. Une revue systématique avec méta-analyse conclut que l’augmentation des oméga-3 à longue chaîne a probablement peu ou pas d’effet sur les performances cognitives chez les adultes étudiés.[8]

    Les essais nommés racontent la même histoire. Dans MAPT, 1 680 personnes âgées de 70 ans ou plus et présentant une plainte de mémoire ont reçu 800 mg de DHA et 225 mg d’EPA par jour pendant trois ans, sans différence sur le déclin cognitif.[9] L’analyse cognitive d’AREDS2 n’a pas davantage montré de bénéfice.[10] Une méta-analyse de 2024 relève bien un signal possible sur certaines fonctions exécutives, mais son ampleur et sa portée clinique restent incertaines.[11]

    Pour la vision, le constat est comparable. Le rôle du DHA dans la rétine ne prouve pas qu’un complément prévient ou traite la dégénérescence maculaire liée à l’âge. La revue Cochrane n’a pas observé de ralentissement de la progression vers une forme avancée ni de réduction de la perte visuelle avec une supplémentation suivie jusqu’à cinq ans.[12] L’essai AREDS2, consacré à cette pathologie, était lui aussi négatif sur ce point.[13]

    À retenir

    Un nutriment peut être indispensable au fonctionnement d’un organe sans que l’augmentation de son apport au-delà des besoins procure un bénéfice clinique supplémentaire. Il faut donc s'assurer avant tout de couvrir ses besoins sans doses massives.

    Grossesse : un rôle reconnu dans le développement du cerveau et des yeux

    Ici, le contexte compte particulièrement. La consommation maternelle de DHA contribue au développement normal du cerveau et des yeux du fœtus et de l’enfant allaité. L’allégation européenne est encadrée : l’effet bénéfique est associé à 200 mg de DHA par jour en plus des 250 mg quotidiens d’EPA et de DHA recommandés chez l’adulte.[14]

    Sur la prématurité, les résultats ne vont pas tous dans le même sens. La revue Cochrane de 70 essais, portant sur 19 927 femmes, a observé une diminution du risque d’accouchement avant 37 semaines et une réduction plus marquée des naissances avant 34 semaines.[15] À l’inverse, une méta-analyse de 2021 limitée aux grossesses à faible risque n’a pas retrouvé de baisse significative de ces deux risques.[16]

    Ces résultats soutiennent l’intérêt d’un apport adéquat pendant la grossesse. Ils ne justifient pas un protocole identique pour toutes les femmes.

    Prudence

    Chez la femme enceinte ou allaitante, le statut initial, l’alimentation, le type de produit et la quantité envisagée doivent être discutés avec un médecin ou une sage-femme avant toute supplémentation.

    Muscles : un signal intéressant, surtout avec l’âge, mais encore modeste

    Le signal existe. Il reste petit. Chez des personnes âgées, une méta-analyse de 10 essais a observé un gain moyen de masse musculaire d’environ 0,33 kg, ainsi qu’une amélioration de 0,30 seconde au test « Timed Up and Go », qui mesure le temps nécessaire pour se lever, marcher trois mètres, revenir et s’asseoir.[17] Des analyses en sous-groupes suggéraient des effets plus nets avec des apports plus élevés ou des interventions prolongées, mais ces résultats exploratoires restent fragiles.

    Une synthèse plus récente de 14 études et 1 443 participants, jeunes ou âgés, rebat les cartes. Elle ne retrouve pas d’effet significatif sur la masse musculaire ni sur la fonction physique. Seule la force progresse très légèrement par rapport au placebo, avec une taille d’effet standardisée de 0,12. Les auteurs relèvent aussi un risque de biais global élevé dans les études incluses.[18]

    Une revue de 33 revues systématiques publiée en 2025 confirme cette incertitude. Peu de synthèses concluaient à un bénéfice suffisant sur la masse maigre, la force ou la fonction physique. Ses auteurs ne soutiennent pas l’emploi des oméga-3 seuls pour gagner ou préserver du muscle.[19]

    Chez les sportifs d'endurance ou de musculation, les essais explorent les courbatures, les marqueurs de dommages musculaires, l’inflammation après l’effort et la récupération. Une revue récente rapporte quelques signaux favorables, mais les protocoles sont hétérogènes et les échantillons souvent petits. Elle ne permet pas de conclure à une amélioration générale des performances.[20]

    En pratique, les oméga-3 pourraient donc apporter un léger soutien à certains paramètres musculaires, notamment avec l’avancée en âge. Ils ne remplacent ni l’entraînement de résistance, ni un apport protéique adapté, ni la prise en charge de la sarcopénie, la perte pathologique de masse et de force musculaires.

    Quels bienfaits restent incertains ou non démontrés ?

    Plusieurs promesses courantes vont au-delà des données disponibles.

    Humeur et santé mentale

    Le signal est fragile. Chez des adultes souffrant de dépression caractérisée, une revue Cochrane a observé un effet moyen faible à modeste par rapport au placebo. Mais la certitude des preuves était très faible, l’effet probablement trop petit pour être cliniquement perceptible et les résultats très hétérogènes.[21] Ces données ne permettent ni de présenter les oméga-3 comme un antidépresseur général, ni de remplacer une évaluation et un traitement médical.

    Perte de poids et masse grasse

    Les oméga-3 ne sont pas un complément minceur. Une revue systématique de 20 études rapporte des résultats incohérents sur le poids et la masse grasse : 11 études ne montrent aucun effet.[22] Remplacer certaines graisses saturées par des sources de graisses insaturées peut s’intégrer dans un équilibre alimentaire, mais ce raisonnement ne prouve pas qu’une gélule fait perdre du poids.

    Sommeil, cheveux, peau et articulations

    Les preuves sont trop dispersées et hétérogènes pour retenir des bienfaits généraux établis sur ces thèmes. Lorsqu’une promesse va plus loin que les données, mieux vaut la laisser de côté, même si certains mécanismes sont possibles.

    Où trouver des oméga-3 dans l’alimentation ?

    Commencez par l’assiette. Elle apporte les oméga-3 avec des protéines, des vitamines, des minéraux et d’autres lipides.

    Aliments Oméga-3 principalement apportés
    Sardine, maquereau, hareng, saumon EPA et DHA
    Autres poissons et produits de la mer EPA et DHAen quantités variables
    Huiles de colza, de noix ou de lin ALA
    Noix, graines de lin ou de chia ALA
    Certaines huiles de microalgues DHAparfois EPA

    L’Anses recommande de consommer deux portions de poisson par semaine, dont une de poisson gras. Elle conseille aussi de varier les espèces et les lieux d’approvisionnement afin de concilier intérêt nutritionnel et maîtrise de l’exposition aux contaminants.[23] Ce repère est un minimum : rien n'empêche d'augmenter la fréquence de consommation de poisson gras pour les personnes qui le souhaitent, dans la limite des repères de sécurité sur les contaminants.

    Pour les personnes végétariennes ou végétaliennes, les noix, les graines et les huiles végétales apportent l’ALA. Une huile de microalgues peut fournir directement du DHA, et parfois de l’EPA.[24] Elle s’envisage selon le profil alimentaire et les besoins, plutôt que comme une obligation systématique.

    Inutile d’opposer oméga-3 végétaux et marins : ils n’apportent simplement pas les mêmes molécules dans les mêmes proportions.

    Peut-on réellement manquer d’oméga-3 ?

    La carence classique reste rare chez les personnes en bonne santé. Elle apparaît surtout dans certaines situations médicales, comme des troubles sévères de l’absorption ou une nutrition artificielle mal équilibrée. Les signes décrits sont principalement dermatologiques, avec notamment une peau rugueuse, squameuse ou une dermatite.[24]

    La fatigue, une baisse de moral, des troubles du sommeil ou une mémoire moins vive ne permettent pas de diagnostiquer un manque d’oméga-3. Ces symptômes sont trop peu spécifiques et peuvent avoir de nombreuses causes.

    L’« index oméga-3 » mesure la proportion d’EPA et de DHA dans les membranes des globules rouges. Il est utilisé en recherche et proposé par certains laboratoires, mais les experts n’ont pas établi de valeurs normales universelles. Il ne peut donc pas, à lui seul, diagnostiquer une carence ou prédire un risque cardiovasculaire individuel.[24]

    Faut-il prendre un complément d’oméga-3 tous les jours ?

    La pertinence d’un complément dépend d’abord de la consommation de poissons gras ou de sources alternatives, puis du contexte : grossesse, régime excluant les produits marins, trouble des triglycérides pris en charge médicalement ou autre situation particulière.

    Prendre des oméga-3 quotidiennement n’est donc ni indispensable pour tout le monde, ni forcément inutile. Pour ceux qui optent pour une cure d'oméga-3, la décision doit partir du besoin réel, pas de la longueur de la liste des bienfaits.

    Un complément alimentaire ne doit pas être confondu avec un médicament à base d’EPA prescrit à certains patients. La forme, la quantité, la population étudiée et le suivi médical diffèrent.

    Quels sont les effets indésirables et les précautions ?

    La tolérance est généralement bonne. Les effets secondaires ou effets indésirables les plus fréquemment rapportés sont digestifs : éructations, reflux, nausées, inconfort abdominal ou diarrhée.[24]

    Pour la fibrillation atriale, un trouble du rythme cardiaque, le contexte et la quantité comptent. Une méta-analyse publiée en juillet 2026 a réuni 35 essais et 114 592 participants. Elle n’a pas retrouvé d’augmentation significative aux quantités inférieures ou égales à 1,5 g par jour d’EPA et de DHA. En revanche, chez des personnes à haut risque cardiovasculaire recevant plus de 1,5 g par jour, le risque était accru de façon modeste : OR 1,48, avec une augmentation absolue d’environ 0,8 %.[25] Ce signal concerne surtout des traitements à forte quantité chez des patients à risque, pas la consommation habituelle de poisson.

    Pour les saignements, le tableau est lui aussi plus nuancé qu’on ne le lit souvent. Une méta-analyse de 11 essais et 120 643 participants n’a pas trouvé d’augmentation significative dans l’ensemble. Un faible excès absolu de 0,6 % apparaissait avec de l’EPA purifié à forte quantité, sans augmentation démontrée des hémorragies graves.[26]

    Prudence

    Demandez l'avis d'un professionnel de santé avant de prendre un complément si vous avez une maladie cardiovasculaire, un antécédent de trouble du rythme, une grossesse, un allaitement, une maladie chronique ou un traitement anticoagulant ou antiagrégant. Ne modifiez jamais seul un traitement pour ajouter ou retirer des oméga-3.

    Comment choisir un complément d’oméga-3 ?

    Quatre critères font vraiment avancer la décision.

    1. La quantité d’EPA et de DHA par prise quotidienne. Regardez ces deux valeurs, pas seulement le poids total de l’huile de poisson. Deux capsules contenant la même quantité d’huile peuvent fournir des quantités très différentes d’EPA et de DHA.
    2. Le profil de la formule. Une huile de poisson apporte généralement de l’EPA et du DHA. Une huile de microalgues peut convenir à un régime végétalien et fournir du DHA, parfois de l’EPA.[24] Aucun ratio EPA/DHA n’est idéal pour tous les objectifs : il doit être lu à la lumière du besoin et des données qui s’y rapportent.
    3. La fraîcheur de l’huile. Les oméga-3 sont sensibles à l’oxydation. Le référentiel volontaire de la filière GOED fixe, pour les huiles concernées, un indice de peroxyde inférieur ou égal à 5 meq/kg, un indice p-anisidine inférieur ou égal à 20 et un indice TOTOX inférieur ou égal à 26.[27] Il s’agit d’un standard professionnel volontaire, pas d’une norme réglementaire universelle.
    4. La traçabilité. L’origine de l’huile, sa forme, son procédé de purification et l’accès à des analyses de contaminants et d’oxydation sont plus utiles qu’une longue liste de bénéfices sur l’étiquette.

    Notre complément alimentaire Oméga-3 : traçabilité et transparence

    Une fois ces critères posés, le produit peut entrer dans la discussion. Notre complément alimentaire Oméga-3 utilise une huile EPAX® produite à Ålesund, en Norvège, à partir de petits poissons sauvages (anchois, sardines, maquereaux) pêchés au large des côtes chiliennes et péruviennes, certifiés Friend of the Sea et Marine Stewardship Council. Elle est concentrée sous forme de triglycérides (une forme dont la biodisponibilité est supérieure à celle des huiles synthétiques de type éthylester selon les données disponibles) [28], et purifiée par distillation moléculaire.

    La prise quotidienne de trois capsules apporte 1 050 mg d’oméga-3, dont 750 mg de DHA et 150 mg d’EPA, avec un ratio DHA/EPA de 5:1. Grâce au procédé breveté XO®, le TOTOX reste inférieur à 10 en sortie de production, bien en dessous du seuil de 26 fixé par la GOED, avec des tests de stabilité réalisés tous les 6 mois pour garantir cette fraîcheur jusqu’à la date de durabilité minimale. L’encapsulation est réalisée en Bretagne et le conditionnement dans le Morbihan. Par souci de transparence, nous publions nos analyses microbiologiques, de contaminants et de TOTOX.

    Oméga-3
    Oméga-3

    Cerveau Cœur

    Notre conclusion : le besoin avant le produit

    Les oméga-3 méritent leur place, mais pas toutes les promesses qui les accompagnent.

    Premier niveau : assurer les apports alimentaires. Associez des sources végétales d’ALA à des sources directes d’EPA et de DHA lorsque votre régime le permet. Le repère français reste deux portions de poisson par semaine, dont une de poisson gras.

    Deuxième niveau : cibler la supplémentation. Un complément peut avoir du sens lorsque l’alimentation apporte peu d’EPA et de DHA ou dans une situation particulière quand les besoins sont plus importants. Le choix doit alors reposer sur la quantité réelle d’EPA et de DHA, la traçabilité et la qualité de l’huile.

    Troisième niveau : ne pas confondre nutrition et traitement. Les fortes quantités étudiées sur les triglycérides ou chez des patients à haut risque relèvent d’un contexte médical précis. Elles ne constituent pas un protocole général à reproduire seul.

    Chez Nutri&Co, c’est cette hiérarchie que nous assumons : le besoin avant le produit, l’alimentation avant la gélule et les preuves avant la promesse. Un complément bien choisi reste un outil ciblé, pas une assurance santé.

    Vos questions, nos réponses

    Nos experts répondent à toutes vos questions.

    Les bénéfices les mieux établis concernent surtout des fonctions physiologiques précises. L’EPA et le DHA contribuent à une fonction cardiaque normale ; le DHA contribue au maintien d’une fonction cérébrale et d’une vision normales. À 2 g par jour, l’EPA et le DHA contribuent aussi au maintien d’une triglycéridémie normale. Pour cette allégation, la réglementation précise de ne pas dépasser 5 g par jour d’EPA et de DHA provenant de compléments ou d’aliments enrichis.[3]

    La question dépend d’abord de l’alimentation et du contexte. Une personne qui consomme régulièrement des poissons gras n’a pas forcément besoin d’un complément. Si une supplémentation est pertinente, sa quantité et sa durée doivent être définies selon l’apport recherché, le profil de la formule et les éventuelles précautions médicales.

    Il n’existe pas de réponse unique. Les allégations européennes sur le cerveau et la vision concernent le DHA ; celle sur la fonction cardiaque concerne l’EPA et le DHA ensemble.[3] Le choix ne devrait donc pas partir d’un ratio présenté comme universel, mais du besoin, de la quantité réellement apportée et du contexte d’utilisation.

    Oui, la quantité et le profil de la personne comptent. Les données les plus récentes signalent surtout une hausse modeste du risque de fibrillation atriale au-delà de 1,5 g par jour d’EPA et de DHA chez des personnes à haut risque cardiovasculaire.[25] En cas d’antécédent cardiaque ou de traitement anticoagulant ou antiagrégant, un avis professionnel est nécessaire.

    Une cure d’oméga-3 vise avant tout à sécuriser des apports en EPA et en DHA lorsque l’alimentation n’en fournit pas assez. Les effets les mieux établis restent le maintien d’une fonction cardiaque normale, d’une fonction cérébrale et d’une vision normales, ainsi que la régulation des triglycérides à 2 g par jour.[3] Une cure ne remplace pas une alimentation équilibrée ; elle la complète dans un contexte précis (grossesse, faible consommation de poisson gras, triglycérides élevés sous suivi médical).

    Il n’existe pas de preuve scientifique qu’un moment de la journée soit supérieur à un autre pour l’absorption des oméga-3. Comme il s’agit de lipides, il est conseillé de les prendre au cours d’un repas, matin ou soir, avec un peu de matières grasses : c’est ce moment de la prise, plutôt que l’heure exacte, qui favorise l’absorption.

    Chez une personne en bonne santé, une carence franche reste rare. Les signes cliniquement décrits sont principalement dermatologiques (peau rugueuse, squameuse, dermatite).[24] La fatigue, la baisse de moral ou les troubles du sommeil sont trop peu spécifiques pour permettre, à eux seuls, de diagnostiquer un manque d’oméga-3.

    Les oméga-3 ALA, EPA et DHA participent à la structure des membranes cellulaires, notamment dans le cœur, le cerveau et la rétine. L’EPA et le DHA contribuent à une fonction cardiaque normale, et le DHA au maintien d’une fonction cérébrale et d’une vision normales.[3] Ces rôles physiologiques ne garantissent pas, à eux seuls, un bénéfice clinique supplémentaire au-delà des apports recommandés.

    Les seuils dépendent de l’allégation visée : 250 mg d’EPA et de DHA par jour pour la fonction cardiaque, 250 mg de DHA par jour pour le cerveau et la vision, et 2 g par jour pour la régulation des triglycérides. La réglementation européenne fixe par ailleurs un plafond de 5 g par jour d’EPA et de DHA issus de compléments ou d’aliments enrichis.[3]

    Les effets indésirables les plus fréquents restent digestifs (nausées, reflux, diarrhée).[24] À plus forte quantité, au-delà de 1,5 g par jour d’EPA et de DHA chez des personnes à haut risque cardiovasculaire, un risque modeste de fibrillation atriale a été observé.[25] Un léger excès de saignement a aussi été rapporté avec de l’EPA purifié à forte quantité, sans hausse démontrée des hémorragies graves.[26]

    Références scientifiques

    1. ANSES, 2025, Les acides gras oméga 3
    2. Prostaglandins, Leukotrienes and Essential Fatty Acids, 2009, Alpha-linolenic acid supplementation and conversion to n-3 long-chain polyunsaturated fatty acids in humans
    3. Commission européenne, 2012 (version consolidée au 20 août 2025), Règlement (UE) n° 432/2012 établissant une liste des allégations de santé autorisées portant sur les denrées alimentaires
    4. Cochrane Database of Systematic Reviews, 2020, Omega-3 fatty acids for the primary and secondary prevention of cardiovascular disease
    5. EClinicalMedicine, 2021, Effect of omega-3 fatty acids on cardiovascular outcomes: a systematic review and meta-analysis
    6. JAMA, 2020, Effect of high-dose omega-3 fatty acids vs corn oil on major adverse cardiovascular events (STRENGTH)
    7. Journal of the American Heart Association, 2022, Omega-3 polyunsaturated fatty acids intake and blood pressure: a dose-response meta-analysis
    8. Journal of the American Medical Directors Association, 2020, Omega-3, omega-6, and polyunsaturated fat for cognition: systematic review and meta-analysis
    9. The Lancet Neurology, 2017, Effect of long-term omega-3 PUFA supplementation on cognitive function in elderly adults with memory complaints (MAPT)
    10. JAMA, 2015, Effect of omega-3 fatty acids, lutein/zeaxanthin, or other nutrient supplementation on cognitive function (AREDS2)
    11. BMC Medicine, 2024, The influence of n-3 polyunsaturated fatty acids on cognitive function in individuals without dementia
    12. Cochrane Database of Systematic Reviews, 2015, Omega-3 fatty acids for preventing or slowing the progression of age-related macular degeneration
    13. JAMA, 2013, Lutein + zeaxanthin and omega-3 fatty acids for age-related macular degeneration (AREDS2)
    14. Commission européenne, 2011, Règlement (UE) n° 440/2011 relatif à l'autorisation et au refus d'autorisation de certaines allégations de santé faisant référence au développement et à la santé infantiles
    15. Cochrane Database of Systematic Reviews, 2018, Omega-3 fatty acid addition during pregnancy
    16. Nutrients, 2021, Supplementation of omega-3 during pregnancy and the risk of preterm birth: a systematic review and meta-analysis
    17. Nutrients, 2020, Effects of omega-3 fatty acids on muscle mass, muscle strength and muscle performance among the elderly: a meta-analysis
    18. Advances in Nutrition, 2023, The influence of n-3PUFA supplementation on muscle strength, mass, and function
    19. Clinical Nutrition ESPEN, 2025, Lack of evidence for omega-3 fatty acid supplementation in enhancing lean mass, muscle strength, and physical function
    20. Nutrients, 2024, Omega-3 fatty acid supplementation on post-exercise inflammation, muscle damage, oxidative response, and sports performance
    21. Cochrane Database of Systematic Reviews, 2021, Omega-3 fatty acids for depression in adults
    22. Clinical Nutrition ESPEN, 2021, Effects of omega-3 supplementation on body weight and body fat mass: a systematic review
    23. ANSES, 2022, Manger du poisson : pourquoi ? comment ?
    24. National Institutes of Health, Office of Dietary Supplements, 2025, Omega-3 Fatty Acids: Fact Sheet for Health Professionals
    25. Circulation: Arrhythmia and Electrophysiology, 2026, Effects of omega-3 fatty acid treatment on risk for atrial fibrillation: an updated meta-analysis of 35 trials including 114 592 individuals
    26. Journal of the American Heart Association, 2024, Bleeding risk in patients receiving omega-3 polyunsaturated fatty acids: a systematic review and meta-analysis
    27. Global Organization for EPA and DHA Omega-3s (GOED), 2015, Oxidation in Omega-3 Oils: An Overview
    28. Prostaglandins, Leukotrienes and Essential Fatty Acids, 2010, Bioavailability of marine n-3 fatty acid formulations

      Rédigé par Benjamin Dariouch et l'équipe Nutri&Co

      Benjamin Dariouch est responsable de la valorisation scientifique chez Nutri&Co. Expert en nutrition et auteur de L'Anti-inflammatoire décodé (Eyrolles), il a fondé Naturacademy et vulgarise la science depuis quinze ans.

      Notre équipe scientifique est composée d'une Diététicienne et Docteure en sciences de la nutrition, d'un Ingénieur en nutrition et science des aliments et d'une Naturopathe.

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