Nutrition

Le microbiote : le secret pour une perte de poids réussie

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Ce qu'il faut retenir :

  • Notre microbiote a une influence directe sur notre poids et notre métabolisme.
  • L’alimentation est le facteur le plus important pour favoriser les bonnes bactéries.
  • Certaines bactéries, comme le Lactobacillus gasseri, peuvent renforcer l’action minceur de notre microbiote.

Perdre du poids n’est pas une mince affaire ! Vous avez peut-être déjà essayé de nombreuses méthodes pour vous débarrasser de vos kilos tenaces, mais l’enchaînement des régimes restrictifs a entraîné une lassitude compréhensible et n’est pas une solution saine sur le long terme. Mais avez-vous pensé à regarder du côté de votre microbiote ? Aussi étonnant que cela puisse paraître, il existe bien un lien entre les bactéries qui peuplent nos intestins et notre poids. Depuis plusieurs années, les chercheurs étudient l’impact de notre flore intestinale sur notre composition corporelle. Mais peut-on agir dessus pour favoriser cette perte de poids ? 

Quel lien entre le poids et le microbiote ?

Au sein de nos intestins cohabitent des milliards de micro-organismes, dont une majorité de bactéries (1). À l’instar des empreintes digitales, chaque individu sur Terre a une composition intestinale unique, qui lui est propre. Malgré tout, des similitudes existent au sein d’une même population. Le microbiote de personnes en bonne santé avec un IMC normal est composé d’une grande variété d’espèces de bactéries, parmi lesquelles les Firmicutes et les Bacteroides représentent la majorité. Mais plus récemment, les scientifiques se sont rendu compte qu’il existait des disparités dans la composition du microbiote entre les personnes obèses et les personnes avec un poids normal (2). Contrairement à ces dernières, les individus obèses ont une flore microbienne moins diversifiée et un rapport Firmicutes/Bacteroidetes déséquilibré (3).

La leçon des chasseurs-cueilleurs

Mais notre vie moderne impacte aussi globalement notre microbiote. C’est ce que montre des travaux réalisés sur les Hadza, un peuple de chasseurs-cueilleurs de Tanzanie, et ayant gardé un mode de vie proche de celui de nos lointains ancêtres. Les maladies dites de civilisation comme l’obésité et le diabète sont totalement absentes chez eux. Cela tient évidemment à leur activité physique soutenue, à leur alimentation faite de viande, de baies, de fruit du baobab, de tubercules et de miel. Mais leur microbiote est aussi très différent du nôtre, beaucoup plus riche et diversifié, avec même des souches absentes de nos intestins, une conséquence notamment de leur alimentation particulièrement riche en fibres. Une autre observation très intéressante est que cette diversité augmente tout au long de leur vie, alors qu’elle a au contraire tendance à diminuer dans les pays industrialisés. (4)

Une interaction scientifiquement prouvée

Mais concrètement, est-ce que certaines bactéries peuvent nous faire grossir ? Afin d’en savoir plus sur cette relation entre microbiote et prise de poids, dans les années 2000, on a commencé à tester la transposition de flore intestinale chez l’animal. Tout d’abord, un groupe de souris sans aucune bactérie intestinale (dites axéniques) fut comparé à un autre groupe dans lesquelles le microbiote de souris conventionnelles fut introduit. Après un régime riche en sucres et en gras, les souris à la flore intestinale prirent du poids alors que l’autre groupe, non (5). Une première preuve que le microbiote impacte la prise de poids, notamment en augmentant la digestion et l’absorption des glucides.

Un peu plus tard, une autre étude pionnière a beaucoup fait parler d’elle. On a transféré les bactéries intestinales de personnes obèses et celles d’individus minces à des souris axéniques. Les souris ayant reçu le microbiote des personnes obèses grossirent plus rapidement, avec une masse grasse plus importante, que celles ayant hérité des bactéries des individus sains. Et ce, malgré une alimentation identique ! Ces expériences ont donc révélé que les bactéries présentes chez les personnes obèses participeraient à la prise de poids et notamment de masse grasse (6). 

Qu’en est-il des études sur l’homme ? 

Des travaux sur l’homme sont ensuite venues confirmer cette relation. On sait aujourd’hui que les personnes obèses possèdent une plus faible richesse microbienne, ce qui influence notamment le stockage des graisses, mais également le risque de développer une résistance à l’insuline ou encore des troubles cardio-vasculaires (7). Ces découvertes ont mené les chercheurs à se questionner davantage. Ainsi, un groupe d’individus obèses a suivi un régime via une alimentation saine riche en fruits et légumes. Leur perte de poids a été accompagnée d’une amélioration de la diversité de leurs bactéries intestinales (8). Par la même occasion le fameux rapport Firmicutes/Bacteroidetes qui était alors déséquilibré, s’est fortement rapproché de celui des personnes minces (9).

Bien qu’il reste la question qui de l'œuf ou de la poule est arrivé en premier, à savoir si c’est la modification du microbiote qui a favorisé la perte de poids ou inversement, la réalité est certainement qu’il s’agit d’un cercle vertueux dans lequel chaque paramètre favorise l’autre. Maintenir un microbiote équilibré, riche et diversifié est donc plus qu’essentiel pour maintenir un poids stable sur le long terme.

Comment optimiser son microbiote

Cela ne fait maintenant aucun doute, notre alimentation joue un rôle clé dans la modulation de la composition du microbiote intestinal. Par exemple, il existe de grandes différences entre la flore intestinale de personnes nourries avec des aliments transformés, trop gras et sucrés et celle d’individus ayant une alimentation riche en fibres (10). Votre objectif est donc d’avoir des assiettes équilibrées qui vont nourrir les bonnes bactéries. Et ça tombe bien, car c’est aussi le modèle alimentaire bénéfique pour votre santé globale ! Concrètement, il faut respecter 5 grandes règles :

  • Éliminer autant que possible la malbouffe et les aliments ultra-transformés : riche en sucre, en graisses saturées, pauvres en fibres et autres micronutriments, une consommation élevée de ces produits favorise les “mauvaises” bactéries.
  • Consommer un maximum de fibres : elles sont présentes dans les fruits, les légumes, les céréales complètes et les légumineuses. Ces fibres étant la nourriture de base de nos bonnes bactéries, il faut en avoir dans votre assiette à chaque repas !
  • Inclure des aliments fermentés dans votre alimentation : les aliments fermentés contiennent déjà de bonnes bactéries, ce sont un peu comme des probiotiques naturels. Il s’agit des légumes lacto-fermentés, du tempeh, du yaourt, du kimchi, du kéfir ou encore du kombucha.
  • Faire le plein d’aliments riches en polyphénols : les polyphénols sont des antioxydants qui peuvent aussi nourrir nos bactéries au même titre que les fibres, ou créer un environnement favorable à notre microbiote. Les aliments les plus riches sont encore une fois les fruits et légumes, ainsi que le thé vert, le cacao ou les épices.
  • Adopter une alimentation à dominante végétale : il n’est pas du tout nécessaire de devenir végétarien pour prendre soin de son microbiote, mais comme vous l’avez vu, les aliments bénéfiques pour ce dernier sont avant tout des végétaux. Il faut donc que ces derniers représentent la majorité du volume de votre assiette. 

Enrichissez votre microbiote avec de bonnes bactéries !

Prendre soin de votre microbiote est indispensable à la fois pour une santé optimale, et pour garder votre poids de forme tout au long de la vie. Mais malgré une alimentation équilibrée, certaines bactéries peuvent rester manquantes dans votre microbiote face à tous les stress de notre vie moderne. Dans ce cadre, apporter ces bactéries via des probiotiques pourra réellement être un bonus et vous aider à atteindre vos objectifs. Parmi elles, il y a notamment une espèce qui a particulièrement été étudiée pour son action dans la régulation du poids et la réduction des graisses viscérales : le Lactobacillus gasseri.

Retrouvez cette espèce bactérienne dans notre formule Lactobacillus gasseri et sa noix de cola. Notre solution unique, associe les bienfaits étudiés cliniquement de ce probiotique à ceux de la noix de cola, réputée pour ses effets amincissants. Complétée par de la riboflavine, notre formule vous propose une action minceur globale tout en favorisant votre bien-être digestif. De quoi prendre soin de votre microbiote pour retrouver un ventre plat en pleine santé !

Références

(1) INSERM. Microbiote intestinal (flore intestinale) Une piste sérieuse pour comprendre l’origine de nombreuses maladies. Lien : https://www.inserm.fr/dossier/microbiote-intestinal-flore-intestinale/
(2) Gomes AC, Hoffmann C, Mota JF. The human gut microbiota: Metabolism and perspective in obesity. Gut Microbes. 2018 Jul 4;9(4):308-325. doi: 10.1080/19490976.2018.1465157. Epub 2018 May 24. PMID: 29667480; PMCID: PMC6219651.
(3) Liu BN, Liu XT, Liang ZH, Wang JH. Gut microbiota in obesity. World J Gastroenterol. 2021 Jul 7;27(25):3837-3850. doi: 10.3748/wjg.v27.i25.3837. PMID: 34321848; PMCID: PMC8291023.
(4) Schnorr SL, Candela M, Rampelli S, and al. Gut microbiome of the Hadza hunter-gatherers. Nat Commun. 2014 Apr 15;5:3654. doi: 10.1038/ncomms4654. PMID: 24736369; PMCID: PMC3996546.
(5) Bäckhed F, Ding H, Wang T, Hooper LV, Koh GY, Nagy A, Semenkovich CF, Gordon JI. The gut microbiota as an environmental factor that regulates fat storage. Proc Natl Acad Sci U S A. 2004 Nov 2;101(44):15718-23. doi: 10.1073/pnas.0407076101. Epub 2004 Oct 25. PMID: 15505215; PMCID: PMC524219.
(6) Ridaura VK, Faith JJ, Rey FE, Cheng J, and al. Gut microbiota from twins discordant for obesity modulate metabolism in mice. Science. 2013 Sep 6;341(6150):1241214. doi: 10.1126/science.1241214. PMID: 24009397; PMCID: PMC3829625.
(7) Le Chatelier E, Nielsen T, Qin J, and al. Richness of human gut microbiome correlates with metabolic markers. Nature. 2013 Aug 29;500(7464):541-6. doi: 10.1038/nature12506. PMID: 23985870.
(8) Cotillard, A., Kennedy, S., Kong, L. et al. Impact de l'intervention alimentaire sur la richesse génétique microbienne de l'intestin. Nature 500 , 585–588 (2013). https://doi.org/10.1038/nature12480
(9) Ley RE, Turnbaugh PJ, Klein S, Gordon JI. Microbial ecology: human gut microbes associated with obesity. Nature. 2006 Dec 21;444(7122):1022-3. doi: 10.1038/4441022a. PMID: 17183309.
(10) Bibbò S, Ianiro G, Giorgio V, Scaldaferri F, Masucci L, Gasbarrini A, Cammarota G. The role of diet on gut microbiota composition. Eur Rev Med Pharmacol Sci. 2016 Nov;20(22):4742-4749. PMID: 27906427.

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