Myo-inositol et SOPK

Les bienfaits du myo-inositol en cas de SOPK

Cycles irréguliers, acné, prise de poids, infertilité… Les symptômes du SOPK peuvent significativement impacter la qualité de vie. Le myo-inositol, molécule naturellement présente dans l'organisme, est aujourd'hui reconnu comme l'actif de référence pour prendre en charge ce syndrome hormonal qui concerne des millions de femmes.

Les bienfaits du myo-inositol en cas de SOPK
Avec Elisa Duclos

Le myo-inositol est l'actif le plus documenté en matière d'études cliniques chez les femmes atteintes du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK). Il est aujourd'hui considéré comme la voie majeure pour prendre en charge naturellement ce syndrome et qui touche entre 8 et 13 % des femmes en âge de procréer selon l'OMS. De plus en plus de médecins le prescrivent à leurs patientes, avec un objectif clair : soulager les troubles de l'ovulation, l'hyperpilosité et la résistance à l'insuline.

Sommaire
En bref
  • Le myo-inositol améliore l'ovulation, réduit la sécrétion d'hormones androgènes et régule l’insuline chez les femmes atteintes de SOPK.
  • Les effets du myo-inositol sont cliniquement prouvés : ils favorisent la fertilité, équilibrent les hormones et aident à réguler la glycémie.

  • Associé à la vitamine B6, le myo-inositol offre une action synergique pour une meilleure qualité de vie aux femmes souffrant de SOPK

SOPK : définition et symptômes associés

Le syndrome des ovaires polykystiques touche entre 8 et 13 % des femmes en âge de procréer selon l'OMS. Comprendre ses mécanismes et savoir le reconnaître représente une première étape essentielle pour mieux prendre en charge cette maladie endocrinienne chronique.

Qu'est-ce que le SOPK ?

Le SOPK est un dérèglement hormonal d'origine ovarienne et hypophysaire qui affecte le corps humain à plusieurs niveaux. Il se caractérise par une production excessive d'hormones androgènes, normalement présentes en très petite quantité chez la femme. Ce déséquilibre perturbe la croissance des cellules folliculaires dans les ovaires, entraînant une accumulation de follicules au développement inachevé plutôt que de véritables kystes. Cette anomalie impacte directement l'ovulation et peut s'accompagner d'une résistance à l'insuline chez environ 70 % des femmes concernées.

Symptômes du SOPK les plus fréquents

Les manifestations du SOPK varient d'une femme à l'autre, mais les symptômes les plus courants sont :

  • Troubles du cycle menstruel : règles irrégulières, espacées ou absentes
  • Hyperandrogénie : hyperpilosité (visage, poitrine, dos), acné persistante
  • Troubles métaboliques : surpoids, résistance à l'insuline, taches cutanées foncées
  • Infertilité : difficultés à concevoir dues aux troubles de l'ovulation
  • Impact psychologique : anxiété, dépression liées au syndrome

Pourquoi prendre des compléments alimentaires de myo-inositol en cas de SOPK ?

Le myo-inositol est une molécule présente dans l'organisme, que nous synthétisons naturellement et que l'on retrouve également dans l'alimentation : melon, agrumes, abats, légumineuses, sève de bouleau, etc.

Les résultats quant à son implication dans la gestion quotidienne du SOPK sont suffisamment solides pour justifier une supplémentation en cas de diagnostic, permettant une action efficace sur les symptômes. Car rappelons-le, aucun traitement cuartif n'existe aujourd'hui. Seule une prise en charge symptomatique est possible.

L'un des premiers intérêts de la supplémentation en myo-inositol en cas de SOPK est de limiter la production excessive d'hormones androgènes, manifestation majeure du syndrome. Les résultats scientifiques montrent justement que ce facteur nutritionnel réduit l'hyperandrogénie, entraînant une amélioration de l'activité ovarienne favorable à l'ovulation (1).

ParamètreAvant supplémentationAprès 3-6 mois de myo-inositol
Cycles menstruelsIrréguliers ou abstentsRégularisés (88% des cas)
Glycémie à jeunÉlevée (insulinorésistance)Amélioration significative
IMC et tour de tailleSurpoids ou obésitéRéduction modérée avec hygiène de vie

Quels sont les bienfaits du myo-inositol sur les symptômes du SOPK ?

Sur la fertilité et le désir de grossesse

Une étude apporte des chiffres tout à fait encourageants : 88 % des femmes diagnostiquées du SOPK et supplémentées en myo-inositol ont retrouvé des cycles menstruels réguliers après trois mois de prise (2), optimisant fortement leurs chances de conception. Mieux encore, 70 % sont tombées enceintes spontanément.

Ces résultats, confirmés par plusieurs essais, montrent que le produit agit directement sur les mécanismes de l'ovulation. Pour les femmes avec un désir de grossesse, cette régularisation du cycle représente un levier majeur dans leur parcours de fertilité.

Sur les problèmes de peau

Moins d'hormones masculines, c'est aussi moins d'acné. Une étude s'est intéressée spécifiquement aux problèmes de peau chez les femmes souffrant de SOPK : la moitié des participantes a vu disparaître leur acné au bout de six mois de cure (3). Des améliorations ont également été observées sur l'hirsutisme (pilosité excessive dans des zones typiquement masculines), autre manifestation directe de l'excès d'androgènes. En réduisant les niveaux d'androgènes, le myo-inositol permet de retrouver une peau plus saine et de limiter la croissance excessive de poils.

Sur la résistance à l'insuline

La résistance à l'insuline concerne environ 70 % des femmes atteintes de SOPK et impacte fortement leur quotidien et leur bien-être. La prise quotidienne de myo-inositol améliore cette insulinorésistance (4,5), permettant de limiter les troubles métaboliques associés : diabète de type 2, hypertension artérielle, hypercholestérolémie, obésité, hypertriglycéridémie.

Une méta-analyse récente portant sur 79 essais cliniques et plus de 5 500 participantes, publiée en 2025 dans Reproductive Biology and Endocrinology, a confirmé des baisses significatives du cholestérol et des triglycérides lors de la prise de myo-inositol (6)— renforçant son intérêt sur les marqueurs lipidiques à long terme. Ces données issues de multiples essais contrôlés randomisés démontrent également une amélioration de la pression artérielle chez certaines femmes 

Sur la perte de poids

Certains essais ont mis en lumière l'intérêt d'une cure de myo-inositol dans la perte de poids chez les personnes en situation de surpoids ou d'obésité, en parallèle d'une bonne hygiène de vie (7). Sachant qu'entre 53 et 74 % des femmes concernées par le SOPK souffrent de problèmes de poids, la supplémentation en inositol représente un levier sérieux à considérer (8).

Au-delà de l'IMC, plusieurs études ont observé une réduction du tour de taille, marqueur important du risque métabolique. Cette action sur la composition corporelle s'explique en partie par l'amélioration de la sensibilité à l'insuline, facilitant ainsi la gestion du poids.

Conseil de l’expert

Dans ma pratique, je constate que le myo-inositol est souvent le "chaînon manquant" pour les femmes qui se sentent démunies face au SOPK. Mon conseil pour maximiser ses bienfaits est la patience et la régularité.

Contrairement à certains traitements symptomatiques rapides, l'inositol travaille sur le terrain métabolique et hormonal en profondeur. Ne vous découragez pas si les effets sur l'acné ou les cycles ne sont pas immédiats : le corps a besoin de 3 mois complets pour renouveler ses follicules et stabiliser sa réponse à l'insuline.

Pour une efficacité optimale, je recommande de diviser la prise (matin et soir) afin de maintenir un taux stable dans l'organisme tout au long de la journée.

Elisa Duclos
Consultante spécialisée en santé féminine
Elisa Duclos

Le SOPK, comment ça fonctionne ?

Le SOPK est un dérèglement hormonal qui se traduit par des dysfonctionnements de l’ovulation et une hyperandrogénie (excès d'hormones masculines) associés majoritairement à une résistance à l’insuline. Résultat : la moitié des femmes atteintes souffrent d’infertilité.

Deux formes d'inositol présentes dans l'organisme sont importantes à équilibrer :

  • Le myo-inositol 
  • Le D-chiro-inositol

Leur rôle : permettre la balance glycémique, car ces molécules sont impliquées dans la signalisation de l'insuline, notamment au niveau des ovaires.

Chez les femmes atteintes de SOPK, il a été constaté une fuite des inositols par voie urinaire, pouvant provoquer un dérèglement au sein de l'organisme et impacter leur fertilité (9). En cas de déséquilibre, l'insulinorésistance se met en place, la production ovarienne d'androgènes s'accentue, perturbant l'ovulation et augmentant les facteurs de risque métabolique et l'inflammation chronique sur le long terme. Tous ces symptômes étant interconnectés, c'est un véritable cercle vicieux.

Rééquilibrer les inositols représente une voie majeure et cruciale dans la prise en charge du SOPK. Les inositols sont également impliqués dans la transmission des influx nerveux, le renforcement des membranes cellulaires, la diminution du cholestérol et la régulation de l'expression des gènes.

@nutriandco.com

Chez Nutri&Co, nous avons passé en revue des centaines d'études sur le SOPK avant de formuler notre solution. Le verdict est sans appel : le myo-inositol est l'actif le plus étudié et le plus efficace sur les symptômes du syndrome. Nous l'avons associé à la vitamine B6 pour une action synergique, dans un dosage précis calqué sur les recommandations scientifiques.

Responsable de la valorisation scientifique chez Nutri&Co

Myo-inositol : effets secondaires, contre-indications et précautions d'emploi

Le myo-inositol est bien toléré par la majorité des femmes, y compris pendant la grossesse, avec des doses allant jusqu'à 4 g par jour utilisées sans effet indésirable notable. Toutefois, comme pour tout complément alimentaire, il convient de connaître les effets secondaires possibles et les situations nécessitant une vigilance particulière.

Effets indésirables connus

Les effets secondaires du myo-inositol restent généralement mineurs et peu fréquents. Lorsqu'ils surviennent, ils se manifestent principalement sous forme de troubles digestifs légers : nausées, ballonnements ou diarrhées, surtout en début de cure ou à doses élevées. Ces désagréments tendent à disparaître spontanément après quelques jours d'adaptation.

À l'opposé de ces effets indésirables limités, les effets bénéfiques du myo-inositol sur l'équilibre hormonal, la fertilité et le métabolisme sont largement documentés et cliniquement prouvés. La balance bénéfice-risque apparaît donc favorable pour les femmes atteintes de SOPK, d'autant que les doses thérapeutiques recommandées (2 à 4 g par jour) ont démontré leur sécurité dans de nombreux essais cliniques.

Contre-indications et interactions 

Bien que le myo-inositol soit utilisé avec succès pendant la grossesse pour prévenir le diabète gestationnel et réduire les troubles hypertensifs, sa prise doit toujours être supervisée par un professionnel de santé dans ce contexte. De même, les femmes qui allaitent devraient demander un avis médical avant toute supplémentation.

L'inositol peut interagir avec certains traitements médicamenteux, notamment les antidiabétiques et les anxiolytiques, dont il pourrait renforcer les effets. Chez les personnes sous traitement pour le diabète, la prise d'inositol peut augmenter le risque d'hypoglycémie en raison de son action sur la régulation glycémique. Un suivi de la pression artérielle est également recommandé, particulièrement chez les femmes enceintes ou souffrant d'hypertension.

Il est donc essentiel de consulter un professionnel de santé avant de débuter une cure de myo-inositol si vous suivez un traitement médicamenteux ou présentez une condition médicale particulière.

Myo-inositol Nutri&Co
  • Une formule composée uniquement de myo-inositol 100% pur et issu de fermentation végétale.
  • Avec de la vitamine B6 en synergie pour l’activité hormonale et la régulation du métabolisme
  • Un format poudre idéal pour une prise quotidienne facilitée de 2 à 4 g, la dose pour laquelle des effets cliniques ont été observés.

Choisir son complément alimentaire d'inositol : pharmacie, e-commerce ou Nutri&Co ?

Le myo-inositol se trouve en pharmacie, sur des plateformes e-commerce spécialisées et directement auprès de marques dédiées au bien-être féminin. En pharmacie, comptez entre 13 et 30 € pour un mois de cure, selon les marques et les dosages. Les sites spécialisés proposent souvent une gamme plus large et des formats économiques (poudre, gélules).

Chez Nutri&Co, notre inositol complément alimentaire associe myo-inositol et vitamine B6 dans une formule pensée pour les femmes atteintes de SOPK, avec une traçabilité et une qualité de fabrication rigoureuses.

Vos questions, nos réponses

Nos experts répondent à toutes vos questions.

La forme la plus abondante dans le corps est le myo-inositol. Il est impliqué dans la production de la FSH, hormone indispensable à la maturation des follicules. Sous l'effet de la LH, un ovocyte fécondable est libéré, c'est l'ovulation.

Concernant le D-chiro-inositol, des doses supérieures à celles retrouvées physiologiquement pourraient réduire la production de myo-inositol et être corrélées à une augmentation des androgènes ovariens, provoquant un déséquilibre. C'est pourquoi la majorité des experts en médecine de la reproduction recommandent aujourd'hui de privilégier le myo-inositol seul.

Selon les résultats des études, 2 à 4 g de myo-inositol par jour sont préconisés, pour une durée d'au moins un mois. Idéalement il faut compter trois à six mois pour des effets durables sur la fertilité et la régulation hormonale.

La vitamine B6, pour son action sur la régulation hormonale. C'est pourquoi, chez Nutri&Co, nous avons fait le choix d'associer myo-inositol et vitamine B6 dans notre formule, pour une action synergique sur les métabolismes hormonaux et glycémiques. La teneur journalière est de 2 à 4 g de myo-inositol et de 0,21 à 0,42 mg de vitamine B6.

Oui. Des études ont démontré l'intérêt d'une supplémentation en parallèle d'une procréation médicalement assistée (PMA). Prendre de l'inositol trois mois avant la phase de stimulation ovarienne permettrait une meilleure réponse hormonale favorable à l'ovulation (10). Une autre étude a mis en évidence une augmentation du nombre d'ovocytes récoltés et une meilleure qualité ovocytaire chez les femmes supplémentées en myo-inositol, renforçant son intérêt dans les protocoles de traitement de fertilité.

L'inositol et la berbérine agissent tous deux sur la sensibilité à l'insuline, mais selon des mécanismes distincts. L'inositol intervient directement dans la signalisation cellulaire de l'insuline au niveau ovarien et soutient la maturation folliculaire, tandis que la berbérine agit principalement sur le métabolisme du glucose et l'activation de l'AMPK. Pour le SOPK, l'inositol reste le complément le plus documenté sur les troubles de l'ovulation et l'équilibre hormonal, là où la berbérine cible davantage la résistance à l'insuline et les paramètres métaboliques.

Aujourd'hui il n'est pas possible de guérir du SOPK, mais il est possible d'en maîtriser les symptômes. Les derniers résultats scientifiques relatifs à la prise d'inositol dans le cadre du SOPK restent prometteurs et certains effets sont encore en cours de confirmation. Toutefois, il est essentiel d'intégrer cette supplémentation en myo-inositol dans une approche globale : des mesures alimentaires et l'activité physique restent indispensables, et un suivi par un professionnel de santé est fortement recommandé.

*Références :

Publications et études

(1) Endocr Connect, 2017 : Myo-inositol effects in women with PCOS: a meta-analysis of randomized controlled trials

(2) Médecine de la Reproduction, 2015 : Intérêt du myo-inositol dans le syndrome des ovaires polykystiques

(3) Gynecol Endocrinol, 2009 : Efficacy of myo-inositol in the treatment of cutaneous disorders in young women with polycystic ovary syndrome

(4) HAL Theses, 2013 : Study of the insulin-sensitizing effect of myo-inositol in mouse : Evaluation of the nutritional interest of a myo-inositol supplementation

(5) Diabetes & Metabolism, 2012 : Un traitement chronique au myo-inositol réduit l’accrétion adipeuse et améliore la sensibilité à l’insuline et la résistance au stress oxydant chez la souris

(6) Reproductive Biology and Endocrinology, 2025 : The effectiveness of nutritional supplements in improving polycystic ovary syndrome in women: a systematic review and network meta-analysis

(7) Lipids in Health and Disease, 2018 : The effects of inositol supplementation on lipid profiles among patients with metabolic diseases: a systematic review and meta-analysis of randomized controlled trials

(8) CMAJ, 2024 : Diagnostic et prise en charge du syndrome des ovaires polykystiques

(9) IJEM, 2016 : The inositols and polycystic ovary syndrome

(10) Int J Endocrinol, 2017 : Inositol and In Vitro Fertilization with Embryo Transfer

Rédigé par l'équipe Nutri&Co

Notre équipe scientifique est composée d'un Diététicien, d'un Docteur en Sciences de la Nutrition d'Ingénieur en Nutrition et Science des Aliments et d'un Naturopathe.

Conseils associés
Partage
Conseils associés
Tous nos compléments alimentaires pour la santé des femmes Push Bienfait

Retrouvez les compléments alimentaire Nutri&Co pour la santé des femmes.

Consultante spécialisée en santé féminine
Elisa Duclos
Newsletter page produit
Rejoignez l’aventure !

Inscrivez-vous à nos communications et bénéficiez de contenus exclusifs, du programme fidélité et d’offres personnalisées.