Alimentation pendant la course : gels énergétiques et barres

Courir, pédaler ou grimper, c'est simple. Jusqu'à ce que le moteur réclame du carburant.

Alimentation pendant la course : gels énergétiques et barres
Avec Aurelien Broussal Derval

L'endurance ne se résume pas à la volonté. Sans carburant disponible, même l'entraînement le plus élaboré se heurte à la physiologie. Les gels et les barres énergétiques ont été conçus pour retarder le moment critique où les réserves de glycogène s'épuisent. Encore faut-il savoir combien en prendre, à quel rythme et lesquels choisir. Cet article traduit les recommandations scientifiques en plan de ravitaillement concret, du semi-marathon au trail, et complète notre guide de la nutrition du sportif d'endurance.

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En bref
  • Au-delà d'une heure d'effort, un apport de 30 à 60 g de glucides par heure soutient la performance, et jusqu'à 90 g/h sur les efforts de plus de 2 h 30 [2, 7].
  • Gel, barre, boisson ou banane : à quantité égale de glucides, le format compte moins que la tolérance digestive et le moment de la prise [4, 5].
  • L'intestin s'entraîne. Une stratégie testée à l'entraînement limite le risque de « mur » et de troubles digestifs le jour J [6].

Combien de glucides consommer pendant la course ?

Tout dépend de la durée de l'effort. En dessous de 45 minutes, aucun apport n'est nécessaire. Au-delà d'une heure, les recommandations situent les apports entre 30 et 60 g de glucides par heure, et jusqu'à 90 g/h pour les efforts de plus de 2 h 30 [2, 7].

Pendant une course, le corps consomme prioritairement des glucides, principale source d'énergie musculaire [1]. Leur utilisation augmente avec l'intensité : plus le rythme est élevé, plus les lipides cèdent la place aux sucres [3]. Or les réserves de glycogène sont limitées. Sans apport extérieur, elles s'épuisent au bout de 90 à 120 minutes d'effort soutenu [4]. Le cerveau reçoit alors moins de glucose, la coordination s'altère et l'allure chute.

Quelle quantité de glucides pendant une course d'endurance, selon la durée de l'effort ?

Durée de l'effort Apport conseillé En pratique
Moins de 45 min Aucun Eau selon la soif
45 à 75 min Petites quantités
(voire simple rinçage de bouche)
Une gorgée de boisson sucrée
(gardée quelques secondes en bouche)
1 h à 2 h 30 30 à 60 g/h 1 à 2 gels par heure
Ou une boisson énergétique
Plus de 2 h 30 Jusqu'à 90 g/h
(glucose + fructose)
2 à 3 gels par heure
Ou association boisson, gel et solide
Ultra-endurance Jusqu'à 120 g/h
(chez certains athlètes)
Uniquement avec un intestin entraîné

Pourquoi 90 g et pas davantage ? L'intestin absorbe le glucose par un transporteur qui sature autour de 60 g/h. Le fructose emprunte une autre voie : associer les deux, autour d'un ratio 2:1, permet de dépasser ce plafond sans inconfort digestif [2, 3]. Ces repères varient selon le niveau d'entraînement, la température et la tolérance de chacun.

Gel, barre, boisson ou aliment : quel format choisir pendant l'effort ?

À quantité égale de glucides, le format change peu ce que les muscles utilisent réellement. Une étude menée à 120 g/h n'a relevé aucune différence d'utilisation des glucides entre une boisson, un gel, une gomme à mâcher ou une combinaison des trois [5]. Le bon format est donc celui qui répond à votre besoin d'énergie sans perturber votre digestion : facile à transporter, avalé sans peine à votre allure, toléré par votre estomac.

Le gel énergétique pour le sport d'endurance : concentré et rapide à prendre

Les gels énergétiques sont des solutions concentrées de glucides (glucose, maltodextrine, fructose), parfois enrichies en sodium ou en caféine [3]. Un gel apporte en général 20 à 30 g de glucides. Sauf mention « isotonique », il se prend avec quelques gorgées d'eau : trop concentré, il ralentit la vidange de l'estomac et favorise les nausées.

Gel énergétique Nutri&Co
  • 30 g de glucides, ratio 2:1 : maltodextrine et fructose pour une absorption maximale, idéal pour les efforts de plus d'1h30.
  • Confort digestif : extrait de gingembre et texture gélifiée à l'agar-agar, plus légère qu'un sirop et facile à avaler.
  • Sodium, magnésium et vitamines B : pour compenser les pertes à l'effort.
  • 4 goûts disponibles : neutre, citron salé, fruits rouges ou cola caféiné.

La boisson énergétique : hydratation et glucides en un geste

Une boisson de l'effort apporte à la fois de l'eau, du sodium et des glucides. Le cadre européen fixe ses repères entre 460 et 1 150 mg de sodium par litre et une osmolalité de 200 à 330 mOsm/kg [8]. Elle devient particulièrement utile par forte chaleur, quand les pertes en eau et en sel augmentent. Pour le détail des besoins en eau et en électrolytes, consultez notre article sur l'hydratation pendant le sport.

La barre énergétique : pour les efforts longs et moins intenses

Les barres énergétiques pour le sport, plus solides, contiennent en général des céréales (on parle aussi de barre de céréales), du miel ou des fruits secs, pour 20 à 45 g de glucides selon le format. Elles demandent de mâcher, ce qui les rend plus faciles à consommer à allure modérée : à vélo, en montée sur un trail ou en début de course. Une barre riche en fibres ou en lipides se digère plus lentement [4].

À ne pas confondre avec les barres protéinées, destinées à la récupération musculaire après l'effort, et non à la performance immédiate [3].

Conseil de l’expert

"La boisson d'effort idéale comprend des électrolytes. Au-delà d'1h30 d'effort intense, les glucides deviennent nécessaires. Pourquoi ? Car le sodium facilite l'assimilation rapide du glucose et retient l'eau dans le corps. Les glucides apportent de l'énergie et améliorent la vidange gastrique. Une boisson bien formulée optimise hydratation, énergie et confort digestif."

Aurelien Broussal Derval
Référence internationale en Préparation Physique
Aurelien Broussal Derval

Les aliments : banane, dattes, pâtes de fruits

Banane, raisins secs, miel ou dattes font partie des sources de glucides les plus pratiques à transporter pendant l'effort [4]. Leur teneur en fibres varie, et leurs apports sont moins précis que ceux d'un produit formulé. Ils restent une bonne option pour varier les goûts sur les efforts longs, à condition de les avoir testés.

Quel format de glucides choisir pendant l'effort : gel, barre, boisson ou aliment ?

Format Glucides par unité
(ordre de grandeur)
Atouts Limites Idéal pour
Gel 20 à 30 g Compact
Rapide à prendre
À prendre avec de l'eau
(sauf isotonique)
Lassitude du goût
Course sur route
Fin de trail
Barre énergétique 20 à 45 g Rassasie
Texture
Mastication
Digestion plus lente
Vélo
Trail
Allure modérée
Boisson énergétique 30 à 60 g par litre Hydrate et nourrit en même temps Volume à porter Chaleur
Vélo
Efforts de plus d'1 h 30
Banane moyenne 20 à 25 g Naturelle
Facile à trouver aux ravitaillements
Fragile
Contient des fibres
Trail
Ravitaillements
2 dattes Medjool Environ 35 g Très dense en glucides Fibres
À tester
Trail
Vélo
Pâte de fruits (25 à 30 g) 15 à 20 g Facile à mâcher Faible apport unitaire Fin de course

Quand prendre un gel ou une barre pendant la course ?

Commencez tôt et fractionnez : un premier apport dans les 30 à 45 premières minutes, puis de petites quantités toutes les 20 à 30 minutes. Attendre le premier signe de fatigue, c'est déjà avoir pris du retard sur ses réserves.

Juste avant le départ

Le remplissage des réserves se joue avant, avec un repas pris 1 à 4 heures avant l'épreuve, à raison de 1 à 4 g de glucides par kilo de poids corporel [7]. Tous nos repères sont détaillés dans notre article sur le repas avant une course. Sur marathon ou trail, un gel dans les 10 à 15 minutes précédant le départ peut compléter ce repas, à condition de l'avoir déjà testé à l'entraînement.

Pendant la première moitié de course

L'intensité est encore maîtrisée et l'estomac plus tolérant. C'est le moment de privilégier les apports solides (barre, banane) sur un trail ou à vélo, et d'installer un rythme régulier de prises.

En fin de course

L'intensité monte et la digestion se complique. Les formats liquides ou semi-liquides (gels, boisson) passent mieux. Un gel à la caféine peut être réservé à la dernière heure, si vous l'avez testé au préalable [9].

Exemples de plans de ravitaillement en glucides selon l'épreuve d'endurance

Épreuve
(durée indicative)
Objectif Exemple de plan
10 km
(40 à 60 min)
Aucun apport nécessaire Eau selon la soif
Rinçage de bouche possible au-delà de 45 min
Semi-marathon
(1 h 30 à 2 h 15)
30 à 60 g/h 2 à 3 gels
(le premier vers la 30e minute, puis toutes les 30 à 40 minutes)
Marathon
(3 h à 4 h)
60 à 90 g/h 1 gel toutes les 20 à 25 minutes
Ou une boisson énergétique en alternance avec des gels
Trail
(4 h à 6 h)
60 à 90 g/h Solides en montée
(barre, dattes)
Gels et boisson en fin de course
Alternance sucré-salé
Sortie vélo
(3 h à 5 h)
60 à 90 g/h Barres pendant la première moitié
Gels et boisson ensuite

Ces plans sont des points de départ. Ajustez-les à votre poids, votre allure et votre tolérance lors de vos sorties longues.

Cyclisme, running, trail : comment bien choisir ses gels et barres énergétiques ?

Il n'existe pas de formule universelle. Chaque discipline impose ses propres contraintes digestives.

Course à pied : quel gel énergétique du 10 km au marathon ?

Les impacts répétés secouent l'estomac et l'allure est souvent soutenue. Les gels et la boisson sont les formats les mieux tolérés. Les solides sont plus difficiles à mâcher en courant. Pour la stratégie globale, voir notre guide de la nutrition pour la course à pied, le cyclisme et le marathon.

Trail et ultra-trail

L'effort est long, l'allure plus variable et la lassitude du sucré réelle. Les trailers alternent souvent barres, fruits secs et aliments salés dans les montées, et réservent les gels aux portions plus roulantes. Sur les très longues distances, varier les sources (glucose, fructose, amidons) améliore la tolérance [3]. Découvrez nos conseils dédiés au trail.

Cyclisme : quel gel énergétique pour le vélo ?

Sans impact au sol, l'estomac tolère mieux les solides. C'est la discipline où atteindre 90 g/h est le plus accessible. Les cyclistes privilégient souvent les barres en début de sortie et les gels riches en maltodextrine, faciles à avaler en mouvement, dans les phases intenses.

CE QU'IL FAUT REGARDER SUR L'ÉTIQUETTE : 

  • Les glucides par unité, et non pour 100 g : c'est ce chiffre qui permet de calculer votre apport horaire.
  • Les sources de sucres : une association maltodextrine (ou glucose) et fructose est indispensable au-delà de 60 g/h [2].
  • La teneur en sodium, utile par forte chaleur.
  • La caféine, exprimée en mg par unité, à additionner sur l'ensemble de la course.
  • Les fibres, lipides et protéines, à garder faibles pour un produit consommé pendant l'effort.
  • La mention « isotonique » : le gel peut alors se prendre sans eau.

Gel 4Endurance, Overstims, Décathlon : comment comparer les marques ?

Les marques spécialisées (4Endurance, Overstims) et les enseignes de sport (Decathlon) proposent toutes des gels dont la composition varie d'une gamme à l'autre. Plutôt que de choisir sur le nom, comparez les mêmes critères sur l'étiquette : glucides par unité, association glucose-fructose, sodium, caféine et fibres. Le bon gel reste celui que vous avez testé à l'entraînement.

Comment entraîner son intestin à digérer en courant ?

Les troubles digestifs sont fréquents en endurance, et ils ne relèvent pas d'une fatalité. Pour comprendre leurs mécanismes, lisez notre article sur la digestion chez le sportif. L'intestin s'adapte à ce qu'on lui donne : un apport régulier de glucides pendant l'entraînement améliore la vidange gastrique et la capacité d'absorption, et réduit la fréquence des symptômes [6].

En pratique, profitez de vos sorties longues pour augmenter progressivement vos apports, par exemple de 30 à 60 g/h, puis vers 90 g/h sur plusieurs semaines. Testez les produits exacts que vous utiliserez le jour J, à l'allure de course. Renseignez-vous aussi sur ce que l'organisateur propose aux ravitaillements. Un microbiote en bonne santé participe également à ce confort digestif à l'effort.

Peut-on faire ses barres énergétiques maison ?

Oui, avec quelques précautions. Les recettes maison peuvent combiner flocons d'avoine fins, riz soufflé, fruits secs, sirop de riz ou miel, à condition de limiter les fibres et les graisses. Trop de lipides ralentissent la digestion, trop de fibres accentuent les ballonnements [4, 6]. Certains coureurs sensibles tolèrent mieux les recettes pauvres en sucres fermentescibles (« low-FODMAP »).

Recette de base (8 barres) : 100 g de flocons d'avoine fins, 150 g de dattes dénoyautées mixées, 2 cuillères à soupe de miel et une pincée de sel. Mélangez, étalez sur 1,5 cm d'épaisseur et laissez prendre au réfrigérateur. Chaque barre apporte environ 25 g de glucides (valeurs indicatives, selon les ingrédients utilisés).

Le fait maison séduit, mais ses apports restent moins précis que ceux d'un produit formulé pour l'effort. Il convient bien à l'entraînement et aux sorties longues, un peu moins à une course où chaque gramme compte.

Quels sont les risques d'une mauvaise gestion énergétique pendant la course ?

L'erreur la plus fréquente reste le « mur » : le moment où le glycogène s'épuise brutalement, souvent autour du 30e kilomètre d'un marathon. Hypoglycémie, jambes vides, baisse de vigilance : les conséquences sont immédiates.

À l'inverse, trop de gels sans eau, un produit jamais testé ou un excès de fructose seul favorisent nausées, crampes d'estomac et diarrhées. La chaleur accentue ces risques, car elle augmente les pertes hydriques et complique la digestion [12].

Sur le long terme, négliger régulièrement ses apports lors des sorties longues contribue à une faible disponibilité énergétique, le terrain du syndrome de déficit énergétique relatif dans le sport (REDs) : fatigue persistante, blessures à répétition, troubles hormonaux [11].

Conseil de l’expert

"L'athlète intelligent ne boit pas que de l'eau, il dose ses électrolytes comme un carburant stratégique."

Aurelien Broussal Derval
Référence internationale en Préparation Physique
Aurelien Broussal Derval

Les solutions Nutri&Co pour vos ravitaillements

La Boisson énergétique isotonique : glucides et électrolytes réunis

Chaque dose apporte 30 g de glucides selon un ratio glucose:fructose 2:1, avec tous les électrolytes, pour les efforts d'endurance supérieurs à 1h30. Comptez une dose par tranche d'1h30 d'effort, à compléter avec des gels ou des solides pour atteindre votre objectif horaire de glucides. Elle doit être testée à l'entraînement avant toute compétition. Découvrir la Boisson énergétique isotonique

Boisson isotonique Nutri&Co
  • 30 g de glucides, ratio 2:1 : maltodextrine, saccharose et fructose pour une énergie durable sur les efforts de plus d'1 h 30.
  • Confort digestif : un complexe de postbiotiques et un extrait de gingembre limitent l'inconfort gastro-intestinal pendant l'effort.
  • Hydratation complète : les 5 électrolytes, des BCAA, des vitamines et du zinc en synergie. Une dose (35 g) dans 450 mL d'eau donne une boisson isotonique.

Les électrolytes : pour compléter vos gels par forte chaleur

Sans sucre et sans édulcorant de synthèse, ils s'associent aux gels quand vous souhaitez gérer séparément l'énergie et l'hydratation, notamment par temps chaud. Découvrir les Électrolytes

Electrolytes Nutri&Co
  • 5 électrolytes dans une pastille : sodium, potassium, calcium, magnésium et chlorure, sous des formes haute absorption et aux doses idéales pour 1 h d'effort.
  • Composition clean : zéro calorie, sans sucre et sans édulcorant de synthèse, avec vitamines B, vitamine C et zinc en synergie.
  • Simple à emporter : une pastille effervescente à diluer dans 300 à 500 mL d'eau, en 5 goûts : citron, fruits rouges, pêche, mangue-passion ou neutre.

La Barre protéinée Whey : pour après la ligne d'arrivée

Avec 15 g de protéines par barre, elle trouve sa place dans la phase de récupération, pas pendant l'effort. Pour organiser vos apports après la course, consultez notre guide des aliments pour la récupération musculaire. Découvrir la Barre protéinée Whey

Barre Whey Protéine Nutri&Co
  • Whey isolat native croustillante : 15 g de protéines par barre, grâce à des billettes de whey isolat native issues de lait frais. 
  • Composition 100 % clean : sans édulcorant, sans huile de palme et sans additif controversé.
  • Avant ou après l'effort : un encas sain et protéiné à glisser dans le sac de sport, en deux goûts : cacahuètes & chocolat, ou chocolat & amandes.

Vos questions, nos réponses

Nos experts répondent à toutes vos questions.

Les deux répondent au même besoin : apporter des glucides. Le choix dépend surtout de l'intensité et du moment de la course. Un gel se prend sans effort de mastication et convient aux allures soutenues ou à la fin de l'épreuve. Une barre, plus longue à digérer, se réserve aux allures modérées, en début de course ou à vélo.

Il n'existe pas de gel universellement meilleur : tout dépend de votre tolérance digestive et de vos goûts. Vérifiez plutôt trois critères sur l'étiquette : la quantité de glucides par unité, l'association glucose-fructose au-delà de 60 g/h, et la teneur en sodium ou en caféine selon vos besoins. Le bon gel est avant tout celui que vous avez testé à l'entraînement, sans trouble digestif [2].

Pour un marathon de 3 h 30 avec 60 g de glucides par heure, l'apport total avoisine 210 g, soit 8 à 9 gels de 25 g. Il est possible de réduire ce nombre en alternant avec une boisson énergétique. Vérifiez toujours la teneur en glucides par gel : elle varie de 20 à 30 g selon les marques [2, 7].

Non, dans la plupart des cas. Sur un effort de moins de 45 minutes, les réserves suffisent. Entre 45 et 75 minutes, garder quelques secondes en bouche une gorgée de boisson sucrée peut suffire à retarder la sensation de fatigue [2]. Un gel peut se justifier si vous courez à jeun.

Oui, sauf s'il est isotonique. Un gel classique est très concentré : 150 à 250 ml d'eau, bus en petites gorgées, facilitent sa digestion et limitent les nausées. Évitez de le prendre avec une boisson énergétique, ce qui augmente encore la concentration en sucres.

Pris sans eau, en excès ou sans accoutumance digestive, les gels énergétiques peuvent provoquer nausées, crampes d'estomac et diarrhées. Un excès de fructose seul, sans association avec du glucose, favorise aussi ces troubles. La chaleur accentue ce risque, en ajoutant une perte hydrique à la charge digestive [12]. Un entraînement progressif de l'intestin limite ces désagréments [6].

*Références :

Publications et études

  1. UK Sports Institute (2021). Sports Nutrition Fundamentals To Improve Performance
  2. Sports Medicine (2014). A Step Towards Personalized Sports Nutrition: Carbohydrate Intake During Exercise
  3. Sports Medicine (2022). New Horizons in Carbohydrate Research and Application for Endurance Athletes
  4. Nutrients (2023). Carbohydrates and Endurance Exercise: A Narrative Review of a Food First Approach
  5. Journal of Applied Physiology (2022). 13C-glucose-fructose labeling reveals comparable exogenous CHO oxidation during exercise when consuming 120 g/h in fluid, gel, jelly chew, or coingestion
  6. Sports Medicine (2017). Training the Gut for Athletes
  7. Journal of the Academy of Nutrition and Dietetics (2016). Position of the Academy of Nutrition and Dietetics, Dietitians of Canada, and the American College of Sports Medicine: Nutrition and Athletic Performance
  8. EFSA (2011). Scientific Opinion on the substantiation of health claims related to carbohydrate-electrolyte solutions and reduction in rated perceived exertion/effort during exercise (ID 460, 466, 467, 468), enhancement of water absorption during exercise (ID 314, 315, 316, 317, 319, 322, 325, 332, 408, 465, 473, 1168, 1574, 1593, 1618, 4302, 4309), and maintenance of endurance performance (ID 466, 469) pursuant to Article 13(1) of Regulation (EC) No 1924/2006
  9. Journal of the International Society of Sports Nutrition (2021). International society of sports nutrition position stand: caffeine and exercise performance
  10. EFSA (2015). Scientific Opinion on the safety of caffeine
  11. British Journal of Sports Medicine (2023). 2023 International Olympic Committee's (IOC) consensus statement on Relative Energy Deficiency in Sport (REDs)
  12. Santé publique France (2025). Chaleur et performance sportive : quels moyens pour limiter les risques encourus ?

Rédigé par l'équipe Nutri&Co

Notre équipe scientifique est composée d'un Diététicien, d'un Docteur en Sciences de la Nutrition d'Ingénieur en Nutrition et Science des Aliments et d'un Naturopathe.

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