Pourquoi suivre un programme d'alimentation (protéines, lipides, glucides) quand on fait du sport ?
Le corps humain est une machine d’endurance sophistiquée. Chaque pas, chaque coup de pédale brûle du glycogène, le carburant musculaire dérivé du glucose. Une fois les réserves épuisées, le corps bascule sur les lipides… mais à un rendement énergétique beaucoup plus lent. Résultat : la vitesse chute, la fatigue s’installe, la lucidité aussi (1).
Les glucides sont donc la première source d’énergie disponible pendant l’effort. Ils maintiennent la glycémie, alimentent le cerveau et retardent l’apparition de la fatigue (1)(2). Mais contrairement à la caricature “sucres rapides contre sucres lents”, tout se joue sur la chronologie d’ingestion et la tolérance digestive. Une stratégie bien calibrée (avant, pendant, après) optimise à la fois la performance et la récupération (1)(2)(3).
Les protéines, quant à elles, n’ont pas vocation à “donner de l’énergie” : elles assurent la réparation des fibres musculaires sollicitées pendant l’effort. Un apport d’environ 1,2 à 2 g/kg/j, réparti sur la journée, favorise la reconstruction tissulaire et limite les pertes de masse maigre, surtout après une séance d'entraînement intense (5)(6).
Enfin, les lipides ont trop longtemps été diabolisés. En réalité, ils soutiennent les efforts de longue durée et participent à l’équilibre hormonal. Les acides gras insaturés — ceux des poissons gras, noix, huiles de colza ou d’olive — favorisent la santé cardiovasculaire et la gestion de l’inflammation post-effort (7).
Ce trio (glucides, protéines, lipides) fonctionne comme une équipe métabolique : mal dosé, c’est la panne. Bien orchestré, c’est la performance durable.