Nutrition et régime alimentaire pour course à pied, cyclisme et marathon

Nutrition course et cyclisme

Que vous soyez amateur de 10 km ou adepte du triathlon, la réussite ne se joue pas seulement dans la foulée. Elle commence à table. Pendant un effort d’endurance, les muscles consomment du glycogène, leur réserve de glucose. Une fois le stock vide, c’est le fameux “mur” : perte d’énergie, jambes lourdes, tête qui tourne (1)(2). Bien se nourrir n’est pas un luxe, c’est la base. 

Avec Stéphanie Le Guillou

Adapter la répartition entre glucides, protéines et lipides au moment de l’entraînement, de la course et de la récupération permet d’éviter la panne sèche et d’accélérer la régénération musculaire (1)(2). Et contrairement aux idées reçues, il n’existe pas de plan universel : la nutrition sportive est désormais pensée comme une approche personnalisée, ajustée à votre tolérance digestive, vos habitudes et votre niveau d’effort (3).

Sommaire
En bref
  • L’énergie d’un coureur vient d’abord des glucides, pas du mental.
  • Une bonne hydratation évite plus qu’une simple soif : elle conditionne la performance.
  • Sans récupération nutritionnelle, le corps s’entraîne à s’épuiser, pas à progresser.

Pourquoi suivre un programme d'alimentation (protéines, lipides, glucides) quand on fait du sport ?  

Le corps humain est une machine d’endurance sophistiquée. Chaque pas, chaque coup de pédale brûle du glycogène, le carburant musculaire dérivé du glucose. Une fois les réserves épuisées, le corps bascule sur les lipides… mais à un rendement énergétique beaucoup plus lent. Résultat : la vitesse chute, la fatigue s’installe, la lucidité aussi (1).

Les glucides sont donc la première source d’énergie disponible pendant l’effort. Ils maintiennent la glycémie, alimentent le cerveau et retardent l’apparition de la fatigue (1)(2). Mais contrairement à la caricature “sucres rapides contre sucres lents”, tout se joue sur la chronologie d’ingestion et la tolérance digestive. Une stratégie bien calibrée (avant, pendant, après) optimise à la fois la performance et la récupération (1)(2)(3).

Les protéines, quant à elles, n’ont pas vocation à “donner de l’énergie” : elles assurent la réparation des fibres musculaires sollicitées pendant l’effort. Un apport d’environ 1,2 à 2 g/kg/j, réparti sur la journée, favorise la reconstruction tissulaire et limite les pertes de masse maigre, surtout après une séance d'entraînement intense (5)(6).

Enfin, les lipides ont trop longtemps été diabolisés. En réalité, ils soutiennent les efforts de longue durée et participent à l’équilibre hormonal. Les acides gras insaturés — ceux des poissons gras, noix, huiles de colza ou d’olive — favorisent la santé cardiovasculaire et la gestion de l’inflammation post-effort (7).

Ce trio (glucides, protéines, lipides) fonctionne comme une équipe métabolique : mal dosé, c’est la panne. Bien orchestré, c’est la performance durable.

Quelle alimentation adopter quand on fait de la course à pied ou entrainement pour un marathon ? 

Préparer un marathon, c’est d’abord entraîner ses muscles à stocker et utiliser l’énergie efficacement. Mais sans plan nutritionnel, c’est comme monter un col de montagne en oubliant de gonfler ses pneus. Pendant la phase d’entraînement, la priorité est double : reconstituer les réserves de glycogène et favoriser la récupération musculaire (1)(2).

  • Les glucides complexes : flocons d’avoine, céréales complètes, pommes de terre, légumineuses assurent une libération progressive du glucose et stabilisent la glycémie. Ce type d’alimentation réduit les pics d’insuline et limite le risque de “coup de mou” (1)(2)(3).
  • Les protéines doivent être présentes à chaque repas : œufs, poissons, produits laitiers ou alternatives végétales. Elles stimulent la synthèse protéique et entretiennent la masse musculaire (5)(6).
  • Les graisses saines sont souvent les grandes oubliées du coureur. Pourtant, les acides gras insaturés (huiles végétales, noix, poissons gras) participent à la production d’énergie lors des efforts de longue durée et régulent les processus inflammatoires post-entraînement (7).

Côté hydratation, les volumes standard ne veulent plus dire grand-chose. Ce qui compte, c’est la personnalisation : adapter les apports d’eau et de sodium à la transpiration, à la température et à la durée de l’effort. Une perte de poids supérieure à 2 % pendant l’exercice traduit une déshydratation significative, souvent associée à une baisse de performance (3)(4).

CITATION DE L'EXPERT

"La soif n'est pas un bon indicateur. Quand vous avez soif, il est déjà beaucoup trop tard. la sensation de soif est différée. La performance chute avant même que la soif apparaisse. Si on souhaite optimiser sa performance, il est essentiel de boire une eau de qualité, éventuellement enrichie."

Aurélien Broussal-Derval, préparateur physique de sportifs de haut niveau

Quelle nutrition sportive autour de la compétition ? 

Quel repas manger la veille de l'effort ? 

La fameuse “pasta party” a la vie dure… mais l’idée derrière est bonne : maximiser les réserves de glycogène avant le départ (1)(3). Le piège ? Trop de fibres ou de graisses, et c’est l’estomac qui fait la course à pied. La veille, mieux vaut un repas simple, digeste, riche en glucides : riz, pâtes, pommes de terre vapeur, un peu de protéines maigres et peu d’épices. Les recherches récentes confirment qu’un apport majoritairement glucidique dans les 24 heures précédant l’épreuve augmente l’endurance et retarde l’épuisement musculaire (1)(3).

Quel repas manger juste avant l'effort ? 

Entre 1 et 4 heures avant le départ, l’objectif est d’alimenter le muscle sans surcharger le tube digestif. Un apport de 1 à 4 g de glucides/kg de poids corporel est la recommandation standard (3)(4). Concrètement ? Un petit-déjeuner testé à l’entraînement : flocons d’avoine, banane, compote, miel ou pain blanc. Les repas riches en graisses ou protéines ralentissent la vidange gastrique et sont donc à éviter avant une épreuve intense. Côté hydratation, les stratégies récentes plaident pour un ajustement personnalisé : petites gorgées d’eau ou de boisson légèrement salée jusqu’à 30 minutes avant le départ, sans excès (3)(4).

Que manger pendant l'effort ? 

Pendant l’effort, les muscles deviennent de véritables usines à glucose. Les apports de 30 à 60 g de glucides par heure améliorent significativement la performance sur des efforts de 1 à 3 heures (1)(3). Au-delà de 2 h 30, le corps tolère mieux des combinaisons glucose + fructose, qui augmentent l’oxydation totale et réduisent le risque de troubles digestifs (1)(3). Les lignes directrices récentes insistent sur l’individualisation : tester ses boissons isotoniques, gels ou pâtes de fruits à l’entraînement réduit le risque de nausées ou de diarrhées le jour J (4). Concernant l'hydratation, il faut boire avant d'avoir soif, quelques gorgées toutes les 15 à 20 minutes (3)(13).

Que manger après une course à pied ?

La récupération débute dès la ligne d’arrivée : les enzymes musculaires qui reconstituent le glycogène sont les plus actives dans les 4 à 6 heures qui suivent (2)(5). Les études confirment qu’un apport combinant glucides rapides et protéines accélère cette resynthèse et diminue la perception de fatigue (5)(6). L’idéal ? Une collation dans les 30 minutes post-course : smoothie banane + lait (ou boisson végétale) + flocons d’avoine + une source de protéines. Les repas suivants doivent privilégier la simplicité : féculents, légumes colorés, poissons gras ou œufs ; autrement dit, du carburant et du matériel pour reconstruire.

Conseil de l’expert

La meilleure récupération commencera toujours dans l'assiette. Mais quand on pousse la machine pendant des heures, l'alimentation classique ne suffit pas toujours à réparer le stress cellulaire assez vite.

C'est là que les compléments alimentaires entrent en jeu : pas pour remplacer le repas, mais pour cibler précisément ce que le corps a épuisé, avec des actifs qu'il peut vraiment assimiler. 

Stéphanie Le Guillou
Docteur en pharmacie
Stéphanie Le Guillou

Quels compléments alimentaires choisir pour les sports d'endurance ?

Les compléments alimentaires ne remplacent pas une alimentation équilibrée : ils viennent la soutenir et l'optimiser. S'ils ne sont pas là pour "sauver" une mauvaise hygiène de vie, ils permettent d'ajuster vos apports avec précision face aux exigences de l'endurance. Et c'est justement là que la qualité entre en jeu : tous ne se valent pas.

Les BCAA : atout pour la récupération

Les acides aminés (BCAA : leucine, isoleucine, valine) sont de précieux alliés pour les sportifs réguliers. Les dernières méta-analyses (8) confirment leur effet sur la réduction des DOMS (les fameuses douleurs musculaires retardées qui vous clouent sur place 24 à 72 heures après un effort intense). Les BCAA ne vont pas transformer vos temps par magie, mais ils vont permettre de réduire l'inconfort et d'enchaîner les entraînements.

Le magnésium : bien le choisir pour soutenir l'effort

S'il est vrai que le magnésium ne bloquera pas magiquement une crampe en plein effort (9), penser que l'alimentation seule suffit à combler les besoins d'un sportif d'endurance est une erreur. Entre les pertes liées à la transpiration et l'exigence de l'effort, les réserves s'épuisent vite. Le véritable problème ne vient pas du magnésium en soi, mais des compléments classiques qui sont mal assimilés et causent des inconforts digestifs. La solution ? Opter pour une forme hautement biodisponible (comme le bisglycinate). C'est le seul moyen de recharger efficacement votre système nerveux et musculaire avec une tolérance intestinale parfaite.

@nutriandco.com

Concevoir des formules dédiées aux sports d'endurance était une suite logique pour Nutri&Co. En tant qu'experts, nous savons que l'enjeu se joue avant, pendant et surtout après l'effort. Nous avons donc passé le marché au peigne fin pour dénicher les meilleurs actifs liés à l'énergie et à la récupération, afin de proposer des compléments d'une qualité irréprochable au plus grand nombre.

Responsable de la valorisation scientifique chez Nutri&Co

Les oméga-3 : l’atout anti-inflammation

Pour calmer l'inflammation et réparer les muscles, les oméga-3 (EPA + DHA) sont incontournables. Consommés régulièrement, il est prouvé qu'ils réduisent les douleurs après l'effort (7)(10). S'il est conseillé de mettre du poisson gras au menu deux fois par semaine, un complément de haute pureté garantit d'atteindre facilement vos besoins. C'est l'assurance de protéger vos tissus sur le long terme, peu importe l'intensité de vos entraînements.

La vitamine D : l'indispensable de tous les jours

Essentielle pour vos muscles et vos défenses immunitaires, la vitamine D est incontournable. Les dernières études scientifiques le confirment bien (11). Elle ne va pas faire exploser vos chronos par magie, mais le vrai problème est ailleurs : beaucoup de sportifs en manquent cruellement, surtout en hiver ou lorsqu'ils s'entraînent en salle. Prendre de la vitamine D en complément alimentaire permet d'éviter ces carences et de garder un corps fort, prêt à s'entraîner toute l'année.

Magnésium Bisglycinate Nutri&Co
  • Meilleure absorption du marché : La seule formule combinant 3 formes de magnésium (dont 2 brevetés) pour une assimilation directe.

  • Haute teneur, petit format : Une concentration exceptionnelle de 300 mg pour combler vos besoins (sport, stress) dans une gélule facile à avaler.

  • Tolérance digestive garantie : Une formulation ultra-douce conçue pour une digestion sans encombres, même pour les estomacs les plus sensibles.

Vos questions, nos réponses

Nos experts répondent à toutes vos questions.

Cette “règle” (4 parts de glucides, 2 de protéines, 1 de lipides) circule beaucoup sur les forums, mais aucune instance scientifique ne la reconnaît [1–2]. Les experts parlent plutôt de plages d’apports ajustées : les glucides peuvent aller de 3 à 12 g/kg/j selon la charge d’entraînement, les protéines de 1,2 à 2 g/kg/j, et les lipides complètent le reste [3–6]. En résumé : oubliez les fractions toutes faites, écoutez vos muscles, pas les slogans.

Le besoin énergétique dépend de trois leviers : votre métabolisme de base, votre activité et l’énergie dépensée pour digérer les aliments [3,4]. Mais le corps a ses propres outils de mesure : la faim, la qualité du sommeil, la récupération et la stabilité du poids. Bref, le meilleur calculateur reste… vous.

Oui, mais pas pour tout le monde. L’entraînement “low glycogen” (avec peu de réserves de glucose) peut améliorer la capacité d’oxydation des graisses à long terme, mais il augmente aussi le risque d’hypoglycémie et de fatigue précoce [1, 7]. Les études récentes insistent sur la prudence : cette méthode doit être progressive, testée à l’entraînement, et surtout pas tentée le jour d’une compétition [3, 7]. En clair : utile pour certains, inutile pour d’autres — et potentiellement désastreux si mal géré.

*Références :

Publications et études

(1) Nutrients. 2025. A Review of Carbohydrate Supplementation Approaches and Strategies for Optimizing Performance in Elite Long-Distance Endurance

(2) Sports Med. 2025. Nutritional Strategies to Improve Post-exercise Recovery and Subsequent Exercise Performance: A Narrative Review

(3) Med Sci Sports Exerc. 2007. American College of Sports Medicine position stand. Exercise and fluid replacement

(4) J Acad Nutr Diet. 2016. Position of the Academy of Nutrition and Dietetics, Dietitians of Canada, and the American College of Sports Medicine: Nutrition and Athletic Performance

(5) Randomized Controlled Trial. 2025. Carbohydrate ingestion eliminates hypoglycemia and improves endurance exercise performance in triathletes adapted to very low- and high-carbohydrate isocaloric diets

(6) Front Nutr. 2025. An investigation into how the timing of nutritional supplements affects the recovery from post-exercise fatigue: a systematic review and meta-analysis

(7) Nutrients. 2025. Effects of Nutritional Supplements on Endurance Performance and Subjective Perception in Athletes Exercising in the Heat: A Systematic Review and Network Meta-Analysis

(8) Int J Vitam Nutr Res. 2019. Effect of branched-Chain Amino Acid Supplementation on Muscle Soreness following Exercise: A Meta-Analysis

(9) Cochrane Database Syst Rev. 2020. Magnesium for skeletal muscle cramps

(10) Nutrients. 2024. Omega-3 Fatty Acid Supplementation on Post-Exercise Inflammation, Muscle Damage, Oxidative Response, and Sports Performance in Physically Healthy Adults-A Systematic Review of Randomized Controlled Trials

(11) J Am Acad Orthop Surg. 2018. Effects of Vitamin D on Skeletal Muscle and Athletic Performance

(12) Sports Medicine. 2014. A Step Towards Personalized Sports Nutrition: Carbohydrate Intake During Exercise

(13) Br J Sports Med. 2023. International Olympic Committee’s (IOC) consensus statement on Relative Energy Deficiency in Sport (REDs)

(14) Journal of Education Health and Sport. 2024. Role of Nutrition and Hydration in Injury Prevention and Recovery: A Review

Rédigé par l'équipe Nutri&Co

Notre équipe scientifique est composée d'un Diététicien, d'un Docteur en Sciences de la Nutrition d'Ingénieur en Nutrition et Science des Aliments et d'un Naturopathe.

Conseils associés
Partage
Conseils associés
Tous nos compléments alimentaires pour le sport Push Bienfait

Retrouvez les compléments alimentaire Nutri&Co pour le sport

Docteur en pharmacie
Stéphanie Le Guillou
Newsletter page produit
Rejoignez l’aventure !

Inscrivez-vous à nos communications et bénéficiez de contenus exclusifs, du programme fidélité et d’offres personnalisées.