Que manger la veille d’un semi-marathon ou d’un trail pour bien préparer ses réserves ?
La veille d’une course longue, le dîner joue un rôle stratégique : il vise à reconstituer le glycogène musculaire et hépatique épuisé par les jours d’entraînement. Les études récentes confirment l’intérêt d’un apport glucidique élevé, de l’ordre de 10 à 12 g/kg de poids corporel pour les efforts supérieurs à 90 minutes [2].
Concrètement, cela signifie qu’un coureur de 70 kg devrait consommer environ 700 g de glucides répartis sur la journée : riz, pâtes, pomme de terre, compote de fruits ou produit céréalier. L’objectif n’est pas d’engloutir une assiette de pâtes monumentale, mais de répartir les apports entre les repas, afin de ne pas surcharger le tube digestif.
Ce dîner pré-course doit rester pauvre en fibres et en graisses, car celles-ci ralentissent la vidange gastrique et augmentent le risque de ballonnements [4]. On privilégiera donc un plat simple : riz basmati, tranches de jambon blanc ou tofu, filet d’huile d’olive, quelques légumes cuits, et une touche de compote ou de banane pour le dessert.
Une bonne hydratation la veille favorise aussi l’optimisation des réserves de glycogène, puisque le sur-stockage de glycogène s’accompagne d’une rétention d’eau. C’est pourquoi les guides de performance recommandent de boire régulièrement, sans excès, tout au long de la journée [9].
Enfin, dormir sur un estomac tranquille reste essentiel : un dîner digeste, pris au moins trois heures avant le coucher, permet de limiter les reflux et de bien récupérer avant le grand jour [10].